Depuis quelques jours, un souffle nouveau traverse le district de Tshangu. Là où l’insécurité et le désordre rendaient périlleux le quotidien, le rétablissement de l’ordre par le Service national a changé la donne.
A la place dite « Pascal » dans la commune de Masina, la population, longtemps contrainte de contourner ou d’éviter certains axes, emprunte désormais avec confiance la passerelle qui enjambe le boulevard.
La passerelle, autrefois délaissée, est redevenue un lieu de passage sûr. Les habitants témoignent d’un climat apaisé : les attroupements suspects ont disparu, les tracasseries se sont réduites, et les familles peuvent traverser sans crainte.
Tout à côté, les composantes du Talk force d’assainissement déployées dès les premières heures de la matinée s’activent au curage des canalisations longtemps obstruées à cause de l’incivisme ambiant qui a longtemps caractérisé les habitants des quartiers de Kinshasa.
Ce retour à la normalité illustre la mission du Service national sous l’autorité du général Kasongo Kabwik : restaurer l’ordre et redonner aux citoyens la liberté de circuler.
Le Service national, acteur de proximité
L’action du Service national s’inscrit dans une logique de proximité. Il a contribué à faire place nette sur les trottoirs longeant le boulevard Lumumba depuis les abords de l’aéroport. Visiblement, sa présence participe à éduquer également. Les jeunes encadrés dans ses rangs participent à la sensibilisation, rappelant que la discipline et le civisme sont les piliers d’une société stable.
Le district de Tshangu devient ainsi un laboratoire de ce que peut produire une gouvernance de terrain : un espace où l’autorité se conjugue avec la pédagogie. Les récalcitrants prompts à enlaidir l’espace public par des pratiques peu recommandables en paieront le prix.
La passerelle est redevenue un axe vital pour relier quartiers et activités économiques.
De manière générale, la population reconnaît l’efficacité d’une institution qui agit concrètement sur le terrain.
En somme, le Service national devient un acteur de rassemblement, favorisant la discipline collective.
Et après ?
L’expérience de Tshangu ouvre une perspective : si le Service national parvient à consolider ses acquis, il pourrait devenir un modèle pour d’autres communes de Kinshasa et au-delà.
La passerelle n’est pas seulement un ouvrage d’art, elle est désormais le symbole d’une renaissance urbaine.
L’avenir dépendra de la capacité à maintenir cette dynamique et à l’étendre : sécuriser les marchés, fluidifier les transports, et renforcer la confiance entre institutions et citoyens.
B.M.






