Le gouvernement provincial de Kinshasa passe de la compassion à l’action. Après l’incendie meurtrier survenu dans la nuit du 4 au 5 septembre à la salle des fêtes Panacée, dans la commune de Lingwala, l’exécutif provincial a décidé d’apporter une aide financière aux familles des personnes décédées afin de contribuer à l’organisation de leurs obsèques. Une assistance qui intervient alors que la capitale reste sous le choc de ce drame ayant également fait plusieurs blessés.
Jeudi 10 septembre, le vice-gouverneur Eddy Iyeli Molangi a rencontré les représentants des familles des victimes au cours d’une réunion avec la commission de crise. Agissant au nom du gouverneur Daniel Bumba, actuellement en mission, il leur a transmis les condoléances de l’autorité provinciale. À cette douleur s’ajoute désormais une promesse : celle de ne laisser aucune zone d’ombre sur les circonstances ayant conduit à l’incendie.
L’exécutif provincial affirme en effet vouloir établir toute la lumière sur les causes et les circonstances de cette tragédie. À l’issue de la rencontre, chaque famille concernée a reçu une assistance financière destinée à alléger le poids des dépenses funéraires. Un geste qui ne saurait réparer la perte d’un être cher, mais qui traduit, selon les autorités, leur volonté d’accompagner les familles dans cette épreuve.
Le drame de Panacée aura également provoqué un électrochoc au-delà des frontières de Kinshasa. Quelques jours après l’incendie, le gouvernement central a annoncé le renforcement des contrôles dans les espaces publics à travers le pays. Les établissements accueillant du public devront désormais faire l’objet d’inspections pour vérifier leur conformité aux normes de sécurité. Les structures jugées non conformes pourront être fermées, avec un objectif affiché : prévenir de nouveaux drames.
Ainsi, l’incendie de Panacée ne devrait pas seulement laisser derrière lui des familles endeuillées. Il pose aussi une question cruciale : les lieux qui accueillent chaque jour des milliers de Congolais sont-ils suffisamment sécurisés ? La réponse devra désormais se traduire dans les faits. Car si l’aide aux familles permet d’accompagner le deuil, seule une véritable politique de prévention et de contrôle pourra empêcher que les flammes ne viennent encore transformer une soirée ordinaire en cauchemar.
Guy Yuma G-Y






