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RDC/AMICONGO SA : la DJNK accuse la directrice générale a.i. des LMC de vouloir imposer un directeur général en violation des statuts

Dans une lettre adressée à la ministre du Portefeuille, la Dynamique des Jeunes Ne Kongo (DJNK) accuse la directrice générale ad intérim des Lignes Maritimes Congolaises (LMC) de vouloir imposer un dirigeant sans respecter les procédures prévues par les statuts de l’entreprise.

Pour cette organisation de la société civile, la démarche engagée écarte les organes habilités à se prononcer sur une telle désignation, notamment l’Assemblée générale et le Conseil d’administration.

Son président, Evin’s Tulomba, estime que cette manière de faire fragilise davantage la gouvernance des entreprises publiques.

« Les autorités qui devraient veiller au respect des textes deviennent elles-mêmes un obstacle à leur application », a-t-il déclaré

La DJNK rappelle que l’État congolais détient 40 % des actions de l’AMICONGO SA à travers les Lignes Maritimes Congolaises. Selon elle, la désignation d’un directeur général obéit à une procédure précise : une réunion du Conseil d’administration des LMC, une résolution consignée dans un procès-verbal, sa publication au Journal officiel, puis sa transmission au Conseil d’administration de l’AMICONGO, appelé à en débattre avant toute décision.

L’organisation affirme que cette procédure n’a pas été suivie. Elle soutient que la directrice générale a.i. des LMC s’est attribué des compétences qui ne lui reviennent pas, en violation de l’article 14 des statuts de l’AMICONGO SA.

La DJNK pointe également la réunion convoquée pour le 30 juillet, qu’elle considère comme une tentative de régulariser une procédure déjà irrégulière.
Cette prise de position intervient alors que l’intersyndicale de l’AMICONGO avait, saisi la ministre du Portefeuille pour dénoncer les tensions persistantes au sein de l’entreprise.

Les représentants des travailleurs réclamaient notamment un dialogue entre les différentes parties afin de préserver le climat social et de garantir l’application des engagements pris en faveur du personnel.

Dans sa lettre, la DJNK demande au président de la République de procéder à la nomination des dirigeants des LMC dans le respect des textes, de mettre en place un Conseil d’administration régulier à l’AMICONGO et d’empêcher la tenue de la réunion annoncée pour le 30 juillet.

ML

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