Le procès du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO) connaît un nouveau rebondissement. Cité à comparaître par la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba a signifié au greffier qu’il ne se présentera pas à l’audience du mardi 5 mais 2026.
Cette décision, inattendue, ouvre la voie à plusieurs interprétations : soit c’est une manière de se poser en victime pour rallier la sympathie de l’opinion publique, soit il évite de répondre directement aux faits reprochés, faute d’arguments solides.
En théorie, le Code de procédure pénale prévoit des sanctions immédiates pour un refus injustifié de comparaître. Mais dans la pratique, l’application dépend de la volonté et de la capacité des juridictions à faire respecter cette disposition.
La journée de ce mardi s’annonce donc décisive pour la suite de ce procès, qui met à l’épreuve la transparence de la justice congolaise et la crédibilité des institutions face aux détournements présumés.
B.M.






