Pas de charité, mais des opportunités. À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, célébrée ce 12 août, les jeunes de la Confédération syndicale du Congo (CSC) appellent les autorités à faire de l’emploi, de la formation professionnelle et de la participation des jeunes des priorités réelles des politiques publiques.
Dans une déclaration rendue publique à cette occasion, les jeunes syndicalistes dressent un tableau préoccupant de la situation de la jeunesse congolaise. Chômage, sous-emploi, précarité professionnelle, stages non rémunérés, faibles rémunérations et accès limité à la protection sociale continuent, selon eux, de réduire les perspectives d’une génération pourtant appelée à porter l’avenir du pays. Pour ces jeunes, le temps des promesses doit désormais céder la place à celui des décisions.
« La jeunesse congolaise ne demande pas la charité. Elle demande sa chance, des compétences, des droits et des emplois décents. Notre génération ne veut plus seulement espérer le changement, elle veut en être l’actrice », ont-ils déclaré. Un cri qui traduit une impatience grandissante face aux difficultés d’insertion professionnelle et au sentiment d’être trop souvent relégués au second plan dans les politiques publiques.
Les jeunes de la CSC invitent ainsi les autorités à privilégier des actions concrètes. Ils estiment notamment que les richesses naturelles de la RDC doivent davantage servir à créer des emplois décents et durables, notamment par le développement industriel, le renforcement de la formation professionnelle et l’accompagnement de l’entrepreneuriat. Pour eux, les ressources du pays ne doivent pas seulement alimenter l’économie : elles doivent aussi ouvrir des portes à sa jeunesse.
Mais au-delà de l’emploi, une autre revendication monte : celle d’une véritable place à la table des décisions. Les jeunes de la CSC demandent à être associés à la conception, à la mise en œuvre et à l’évaluation des politiques qui les concernent, notamment dans les domaines de l’emploi et de la formation. En cette Journée internationale de la jeunesse, leur message résonne comme une interpellation : la jeunesse congolaise ne veut plus être seulement l’avenir du pays ; elle veut participer pleinement à la construction de son présent.
Guy Yuma G-Y





