La polémique enfle autour des déclarations d’Azarias Ruberwa sur la prétendue marginalisation des Swahiliphones en République démocratique du Congo. S’exprimant le 3 octobre 2026 à Indianapolis, l’ancien vice-président de la République a présenté cette situation comme une réalité persistante du pays. Une sortie qui n’a pas laissé indifférent Thierry Monsenepwo, qui monte au créneau et accuse ouvertement l’ancien responsable du RCD de tenir un discours qu’il juge contraire aux faits.
Pour Thierry Monsenepwo, les propos d’Azarias Ruberwa ne résistent pas à l’épreuve de la réalité politique congolaise. « Azarias Ruberwa a menti », tranche-t-il, estimant que la présence des Swahiliphones dans les institutions et les responsabilités qu’ont exercées plusieurs personnalités issues de cette communauté constituent des éléments qui doivent être pris en compte dans ce débat. Selon lui, présenter les Swahiliphones comme une communauté systématiquement marginalisée revient à occulter une partie de l’histoire politique récente de la RDC.
L’ancien responsable du RCD est également pris à partie sur son passé politique. Thierry Monsenepwo l’accuse d’avoir, depuis son engagement dans la rébellion, joué un rôle dans des dynamiques qu’il considère comme préjudiciables à la stabilité de la RDC. Une accusation particulièrement lourde, qui appartient au registre politique de son intervention et qui doit être distinguée des faits historiquement établis. Dans ce face-à-face verbal, les mots claquent, les accusations fusent et le débat prend une tournure de plus en plus vive.
Thierry Monsenepwo pousse encore plus loin la charge, affirmant qu’« Azarias Ruberwa ne devrait plus toucher la Bible », avant de soutenir que l’ancien vice-président aurait récemment été désavoué publiquement par des membres de la communauté banyamulenge qu’il prétend défendre. Là encore, ces affirmations, particulièrement sensibles, nécessitent d’être confrontées aux déclarations et aux faits disponibles. Elles illustrent néanmoins la profondeur de la controverse suscitée par les propos tenus à Indianapolis.
Guy Yuma G-Y






