Depuis des décennies, les gouverneurs successifs de Kinshasa ont multiplié les stratégies pour endiguer l’insalubrité chronique. Toutes se sont révélées inefficaces, laissant la capitale engluée dans un désordre persistant.

Cette situation est principalement causée par une démographie galopante, une urbanisation anarchique, la défaillance des services de collecte des déchets, l’usage excessif des plastiques et le manque de civisme.
La riposte présidentielle
Face à cette impasse, le président Félix Tshisekedi a décidé de créer une task force pluridisciplinaire, placée sous la houlette du général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national.
Objectif : instaurer une approche rigoureuse, structurée et opérationnelle, capable de contourner les limites des mécanismes actuels.
Une méthode paramilitaire
Le chef de l’État insiste sur une stratégie fondée sur la discipline paramilitaire, la responsabilité collective et la culture du résultat. La coordination des interventions doit être renforcée pour garantir une efficacité accrue et une réponse adaptée aux réalités du terrain.
Une urgence sanitaire et sociale
Pour Félix Tshisekedi, l’insalubrité affecte gravement l’image de Kinshasa, la santé publique, l’environnement et le cadre de vie des habitants. Il juge impératif d’empêcher que cette situation ne s’installe durablement dans les habitudes collectives au point d’être perçue comme une normalité.
Des avertissements répétés
On se souvient de ses coups de colère lors de descentes sur certaines artères de la capitale, notamment autour du Grand marché, où il a constaté une fois de plus la persistance du désordre et des immondices.
Reste à savoir si cette nouvelle croisade portée par le Service national produira les résultats escomptés ou si elle sombrera dans les mêmes travers que les initiatives précédentes.
Cette structure met en valeur le contraste entre les échecs passés et la nouvelle approche, tout en soulignant l’urgence sanitaire et sociale.
B.M.






