Le 1er juin à l’hôtel du fleuve, 306 agents et cadres de l’Inspection générale des finances (IGF) ont reçu leurs brevets à l’issue d’une formation intensive organisée par l’École nationale d’administration (ENA) et l’École nationale des finances (ENF).
Cette session, axée sur la gouvernance financière, le contrôle des finances publiques, la gestion administrative et l’éthique professionnelle, s’inscrit dans la politique gouvernementale de modernisation de l’administration publique.
Le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a rappelé que l’objectif est de doter les agents de l’État « des outils nécessaires pour assurer une gestion transparente et responsable des ressources publiques ».
Il a exhorté les récipiendaires à mettre leurs nouvelles compétences au service de l’État et des citoyens, soulignant que « cette initiative reflète l’engagement du gouvernement à améliorer la qualité des services publics et à lutter contre la mauvaise gestion ».
L’inspecteur général des finances chef de service, Christophe Bitasimwa, a replacé cette formation dans le cadre du Plan stratégique triennal de l’IGF.
« L’IGF doit disposer de ressources humaines compétentes capables de s’approprier la digitalisation et de maîtriser nos nouvelles méthodes de travail à travers le contrôle systémique », a-t-il déclaré, remerciant le président Félix Tshisekedi pour son soutien aux réformes. Il a insisté sur la discipline et l’engagement attendus des bénéficiaires, affirmant que « cette nouvelle vague vise la mise à niveau de l’ensemble du personnel ».
Pour sa part, Tombola Moke, directeur général de l’ENA, a insisté sur la nécessité d’adapter les compétences des agents aux exigences croissantes de transparence.
« Aujourd’hui, les citoyens demandent des comptes, et les partenaires internationaux scrutent notre gestion. Nos inspecteurs doivent être capables de produire des rapports fiables et de détecter les failles dans les circuits financiers », a-t-il expliqué.
Cette mise à niveau technique répond aussi à un besoin de professionnalisation, alors que l’IGF est de plus en plus sollicitée pour contrôler les projets de développement et les marchés publics. Pour les bénéficiaires, la formation a représenté une véritable montée en puissance.
Au-delà de la remise des brevets, cette initiative marque une étape décisive dans la professionnalisation de l’IGF et la consolidation de la bonne gouvernance financière en RDC.
B.M.






