Obtenir un passeport congolais coûtera désormais moins cher. Le gouvernement de la République démocratique du Congo a ramené le prix du passeport biométrique ordinaire de 99 à 75 dollars américains, une mesure présentée comme un pas important vers une plus grande accessibilité de ce document indispensable aux voyageurs. Annoncée par le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et de la Diaspora congolaise, cette réforme s’inscrit dans une volonté de moderniser les services publics tout en rapprochant davantage l’administration des citoyens.
Au-delà de la baisse du coût, le nouveau passeport se distingue par des dispositifs de sécurité de dernière génération et un nombre de pages plus élevé, conformément aux standards internationaux. L’objectif est double : renforcer la fiabilité du document et faciliter la mobilité des Congolais à travers le monde. Une évolution qui marque une nouvelle étape dans la modernisation de l’identité administrative du pays.
Autre changement majeur : la procédure est désormais entièrement numérisée. Les demandes s’effectuent exclusivement en ligne, avec un paiement sécurisé par banque, carte bancaire ou mobile money. Une fois le dossier validé, le ministère garantit un délai de délivrance de 15 jours. Cette durée ne prend toutefois effet qu’après l’obtention du Numéro d’identification fiscale (NIF), délivré par la Direction générale des impôts dans un délai estimé entre 24 et 48 heures, dans le cadre d’une réforme distincte menée par le ministère des Finances.
Le ministère précise que les retards observés ces derniers mois sont essentiellement liés à la phase de transition vers ce nouveau système numérique. Lors du lancement officiel du passeport, le 5 juin 2025, une opération exceptionnelle avait permis de convertir et d’imprimer 111 905 passeports issus d’anciennes demandes. Cette étape, achevée en janvier 2026, a ouvert la voie à un fonctionnement entièrement basé sur la nouvelle procédure.
En réaffirmant que toutes les demandes introduites depuis janvier 2026 sont traitées dans le délai annoncé de quinze jours, les autorités entendent restaurer la confiance des usagers et renforcer la transparence du service public. Plus qu’une simple réduction de tarif, cette réforme symbolise l’ambition de faire du passeport congolais une passerelle plus accessible vers le monde, où chaque page ouverte raconte désormais l’histoire d’un État résolument tourné vers la modernité.
B. M






