La manifestation organisée mardi 21 avril 2026 à Washington, D.C., présentée comme une expression de la population congolaise vis-à-vis des États-Unis soulève de sérieuses interrogations. Cette mobilisation a fait réagir notamment Nzanga Mobutu, fils de l’ancien président du Congo Joseph Mobutu qui dénonce ce qu’il qualifie d’une opération de manipulation.
« Ces individus (essentiellement de la communauté banyamulenge)
ne parlaient pas au nom du peuple congolais. Leur discours reprenait des narratifs dictés par Kigali, visant à salir l’image et le drapeau de la République démocratique du Congo », a-t-il déclaré avec fermeté sur son compte X.
Il y a plus de trois décennies, la RDC est en proie à une agression des groupes armés soutenus par le Rwanda à travers ses supplétifs de l’AFC-M23 dans l’Est du pays. Dans ce contexte, Nzanga rappelle que la Nation a besoin de partenaires fiables. Il souligne que depuis 2025, les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, ont pris des mesures inédites pour soutenir la paix, exercer des pressions et placer la souveraineté congolaise au cœur de leur diplomatie.
Pour lui, cette manifestation n’a aucune légitimité populaire : « Elle ne peut en aucun cas être considérée comme la voix du peuple congolais. Nous devons rester vigilants face à toute tentative de travestir la réalité et d’attaquer l’image de notre nation. »
Cette sortie intervient dans un contexte diplomatique sensible, alors que les relations entre Kinshasa et certains acteurs internationaux continuent d’évoluer autour des enjeux de paix et de sécurité dans la région des Grands Lacs.
B.M.






