Coup de théâtre dans l’arène politique sénégalaise. El Malick Ndiaye a annoncé sa démission de la présidence de l’Assemblée nationale du Sénégal, à travers une déclaration au ton grave, élégamment enveloppée de retenue républicaine et de spiritualité. Dans un contexte politique où chaque geste institutionnel est scruté avec intensité, cette décision résonne comme un séisme feutré au sommet de l’État sénégalais.
Dans son message adressé aux Sénégalais, l’ancien président de l’institution parlementaire affirme avoir pris cette décision « après une profonde réflexion », invoquant le sens de l’État, la responsabilité publique et « l’intérêt supérieur de la Nation ». Sans révéler les dessous politiques de ce départ inattendu, il choisit la voie de la sobriété institutionnelle, préférant la hauteur républicaine aux turbulences partisanes. Une posture qui confère à son départ une dimension presque historique.
Durant son passage à la tête de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye dit avoir œuvré pour le renforcement de l’institution parlementaire, la consolidation de la transparence et la modernisation du fonctionnement législatif. Il a également salué la collaboration des députés de la majorité comme de l’opposition, ainsi que l’engagement de l’administration parlementaire. Dans un élan de reconnaissance politique, il a adressé des remerciements appuyés aux militants et responsables du PASTEF, formation politique qui l’avait porté à cette haute fonction.
Mais au-delà de la démission elle-même, c’est le ton du discours qui marque les esprits. Entre gravité républicaine et lyrisme patriotique, El Malick Ndiaye esquisse l’image d’un homme d’État soucieux de préserver la paix civile, la cohésion nationale et la stabilité des institutions sénégalaises. À travers des phrases soigneusement ciselées, il laisse transparaître la conviction que certains sacrifices politiques peuvent devenir des actes de fidélité envers la République.
En quittant le perchoir, l’ancien président de l’Assemblée nationale assure toutefois qu’il ne tourne pas le dos au combat démocratique. Il promet de poursuivre son engagement au service du peuple sénégalais et de l’ambition collective du Sénégal. Une sortie politique enveloppée de dignité, presque de poésie républicaine, qui laisse déjà flotter dans l’opinion publique une question persistante : simple retrait stratégique ou prélude à un nouveau chapitre politique ?
Guy Yuma G-Y






