Dans une lettre ouverte adressée au président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, l’opposant politique Salomon Kalonda a exhorté la Chambre haute à ne pas entériner le texte actuellement en débat, qu’il juge porteur de risques pour l’équilibre institutionnel du pays.


Dans son message, il rappelle que le Sénat, en tant que garant des intérêts des provinces et de l’équilibre de la Nation, « n’est pas une chambre d’enregistrement » et dispose, selon lui, du pouvoir de mettre un terme à ce processus législatif. Salomon Kalonda évoque notamment le précédent de l’ancien président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, présenté comme un exemple d’opposition à des initiatives jugées contraires à l’intérêt national.
S’adressant directement au président de la République, Félix Tshisekedi, il estime que ce dernier demeure le dernier rempart contre une éventuelle crise constitutionnelle. « Vous seul pouvez encore retirer ce texte et éviter à notre pays une crise constitutionnelle dont les conséquences dépasseraient largement le débat en cours », écrit-il.
L’opposant conclut en plaçant le chef de l’État face à ce qu’il considère comme un choix historique : préserver l’héritage démocratique du pays ou privilégier des considérations de pouvoir.
Guy Yuma G-Y






