Après des années d’exil loin de leurs terres, plus de 12 000 Congolais réfugiés en République du Congo espèrent retrouver leurs villages en 2027. Ces familles, contraintes de fuir les violences communautaires et coutumières, attendent désormais des garanties de sécurité pour envisager un retour durable dans leurs milieux d’origine.
Les violences qui ont touché les territoires de Yumbi, Bolobo et Kwamouth, dans la province du Maï-Ndombe, ainsi que le territoire de Kungu, au Sud-Ubangi, sont à l’origine de ce déplacement. Pour ces milliers de personnes, rentrer chez elles représente bien plus qu’un simple déplacement : c’est l’espoir de reconstruire leur vie, de retrouver leurs proches et de renouer avec leurs terres.
La question du retour a été examinée lors de la sixième réunion tripartite entre la République démocratique du Congo, la République du Congo et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), clôturée jeudi. Des visites dans les zones concernées sont prévues avant la fin de 2026 afin d’évaluer les conditions d’accueil et de préparer le processus de rapatriement.
Pour rassurer les candidats au retour, le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a annoncé plusieurs mesures, notamment le redéploiement des forces de sécurité, la désignation de nouvelles autorités locales et l’ouverture d’enquêtes sur les conflits. Des initiatives de paix et de réconciliation sont également envisagées pour favoriser le dialogue entre les communautés et prévenir de nouvelles violences.
Sur les quelque 36 000 réfugiés congolais accueillis en République du Congo, plus de 12 000 souhaitent rentrer en 2027. Mais entre l’espoir de retrouver leurs foyers et la nécessité de garantir leur protection, le défi reste considérable. Car un retour véritablement réussi ne se mesure pas seulement au nombre de personnes rapatriées, mais surtout à leur capacité de vivre à nouveau chez elles dans la paix et la sécurité.
Guy Yuma G-Y






