Accueil / POLITIQUE / RDC : Joseph Kabila et « Sauvons la RDC » rejettent le dialogue de Tshisekedi et dénoncent une menace de troisième mandat

RDC : Joseph Kabila et « Sauvons la RDC » rejettent le dialogue de Tshisekedi et dénoncent une menace de troisième mandat

La tension politique monte d’un cran en République démocratique du Congo. Le Mouvement Sauvons la RDC, qui regroupe plusieurs figures de l’opposition, dont Franck Diongo, Claudel-André Lubaya, Seth Kikuni et Raymond Tshibanda, s’oppose fermement à l’annonce faite par le Président Félix-Antoine Tshisekedi d’organiser un « dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État ».

Dans un communiqué publié ce lundi, cette plateforme qualifie cette initiative de « non-événement politique » et y voit plutôt un « stratagème ». Pour ses membres, ce dialogue ne serait pas une véritable recherche de solutions aux problèmes du pays, mais une démarche politique susceptible, selon eux, de contourner les dispositions de la Constitution qui encadrent l’exercice du pouvoir présidentiel.

Le Mouvement Sauvons la RDC accuse ainsi le Chef de l’État de préparer le terrain pour un troisième mandat. Une accusation particulièrement sensible dans un pays où toute modification ou interprétation des règles constitutionnelles liées à la présidence réveille immédiatement les souvenirs des grandes crises politiques du passé. Pour cette plateforme, le dialogue annoncé serait donc moins un rendez-vous de paix qu’une étape vers une nouvelle bataille autour de la Constitution.

Cette prise de position intervient alors que l’annonce du dialogue national suscite déjà de nombreuses réactions dans la classe politique et au sein de l’opinion. Entre les partisans d’une concertation nationale pour sortir le pays de ses difficultés et ceux qui soupçonnent une manœuvre politique, les lignes se durcissent. Le pouvoir est désormais attendu sur sa capacité à rassurer et à démontrer que cette initiative répond avant tout à l’intérêt général.

À Kinshasa, le décor d’une nouvelle confrontation politique semble ainsi se dessiner. D’un côté, l’appel au dialogue brandi au nom de la paix, de la cohésion et de la refondation de l’État ; de l’autre, une opposition qui sonne l’alarme et redoute une modification du jeu constitutionnel. Le débat est lancé, les accusations fusent et, une fois de plus, la Constitution se retrouve au centre de la tempête politique congolaise.

Guy Yuma G-Y

Sign Up For Daily Newsletter

Stay updated with our weekly newsletter. Subscribe now to never miss an update!

[mc4wp_form]

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *