À l’horizon 2028, le bras de fer politique en République démocratique du Congo se précise. Martin Fayulu hausse le ton et fixe une ligne rouge au pouvoir de Félix Tshisekedi. Pour l’opposant, le chef de l’État ne peut pas chercher à gagner du temps à travers d’éventuelles initiatives de dialogue. « Nous pensons que Félix Tshisekedi est en train de vouloir gagner du temps, mais il doit savoir qu’il y a une échéance », a-t-il déclaré.
Pour Martin Fayulu, cette échéance porte un nom : 2028. L’ancien candidat à la présidentielle estime que, quoi qu’il arrive sur le terrain politique, le calendrier doit rester la boussole. « En décembre 2028, qu’il le veuille ou pas », Félix Tshisekedi devra quitter le pouvoir, affirme-t-il, balayant ainsi toute hypothèse d’un prolongement de son séjour à la tête du pays.
Plus incisif encore, Fayulu refuse que l’organisation d’un dialogue national puisse servir de prétexte à un nouveau report. Selon lui, qu’il y ait dialogue ou non, élections ou non, l’alternance devra s’imposer à cette échéance. Une position qui place déjà 2028 au cœur de la bataille politique congolaise, alors que les débats sur l’avenir institutionnel du pays prennent progressivement de l’ampleur.
L’opposant insiste surtout sur l’impossibilité, selon lui, d’un troisième mandat présidentiel. « Nous l’avons dit, il n’y a pas de troisième mandat possible pour Monsieur Tshisekedi et pour quiconque », martèle Martin Fayulu. Une déclaration qui sonne comme un avertissement lancé au pouvoir, mais aussi comme un rappel de la sensibilité extrême de la question du changement de la Constitution et de la succession présidentielle en RDC.
À deux ans de cette échéance annoncée, le compte à rebours politique semble donc déjà enclenché. Entre dialogue, élections, situation sécuritaire et débat institutionnel, 2028 pourrait devenir le grand rendez-vous autour duquel se jouera une nouvelle page de l’histoire politique congolaise. Fayulu, lui, veut que le message soit clair : le temps politique ne saurait, à ses yeux, repousser indéfiniment l’heure de l’alternance.
Guy Yuma G-Y






