La jeunesse congolaise est appelée à ne plus rester en marge des grandes décisions qui engagent l’avenir du pays. Dans son adresse à la nation, jeudi 27 août au Palais de la Nation, le Président Félix-Antoine Tshisekedi a placé les jeunes au cœur du futur Dialogue national. Pour le Chef de l’État, cette génération ne peut être simple spectatrice d’un processus dont les décisions pèseront directement sur son avenir.
Félix Tshisekedi invite ainsi les jeunes à prendre toute leur place autour de la table des discussions, avec leurs idées, leurs exigences, leur créativité et leur volonté de changement. Une façon, pour lui, de rappeler que le Congo de demain ne peut être construit uniquement dans les bureaux et les salons politiques. L’avenir du pays, insiste-t-il en substance, doit aussi s’écrire avec ceux qui auront à le porter demain.
Mais cette participation doit, selon le Président, s’accompagner d’une responsabilité. Il appelle la jeunesse congolaise à se détourner des discours de haine, des manipulations identitaires et des appels à la violence. Dans un pays marqué par des années de tensions, le Chef de l’État veut voir les jeunes devenir une force de proposition et de rassemblement, plutôt qu’un carburant pour de nouvelles confrontations.
Aux responsables politiques, Félix Tshisekedi adresse également un message sans détour. Le Dialogue national ne devrait être ni un marché de partage des intérêts, ni une occasion de repositionnement personnel, encore moins une tribune pour régler des comptes. La République, souligne-t-il, doit passer avant les ambitions individuelles et les calculs partisans. Un appel qui place les acteurs politiques face à leur responsabilité historique.
Entre une jeunesse invitée à prendre la parole et une classe politique appelée à mettre de côté ses calculs, le Chef de l’État veut installer l’intérêt national au centre du débat. Le pari est désormais de transformer le Dialogue national en un pont vers l’avenir, plutôt qu’en une nouvelle arène de confrontation. Car si les générations d’aujourd’hui écrivent l’histoire, celles de demain en porteront les conséquences.
Guy Yuma G-Y





