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RDC : Augustin Kabuya oppose les 8 milliards de dollars de réserves de change de Tshisekedi au bilan de Kabila

La bataille autour du bilan des anciens et de l’actuel régime prend une nouvelle tournure en République démocratique du Congo. Augustin Kabuya, cadre dirigeant de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), monte au créneau pour défendre la gestion de Félix Tshisekedi et contester l’héritage économique laissé par son prédécesseur, Joseph Kabila. Au cœur de son argumentaire : les réserves de change, qu’il présente comme l’un des indicateurs de cette différence de gestion.

Pour étayer sa position, Augustin Kabuya avance un chiffre de taille : 8 milliards de dollars de réserves de change sous Félix Tshisekedi, contre environ un milliard laissé par Joseph Kabila après ses 18 années au pouvoir. Ces chiffres, rapportés par la presse congolaise à la suite de son intervention du 10 octobre 2026, servent de base à sa comparaison entre les deux présidences.

Mais pour le responsable de l’UDPS, la différence ne se limite pas aux chiffres économiques. Il met également en avant les infrastructures, les programmes sociaux, la gratuité de l’enseignement primaire et la gratuité des accouchements, qu’il présente comme des avancées enregistrées sous le pouvoir actuel. Dans sa lecture, ces initiatives traduisent une volonté de répondre aux besoins quotidiens de la population congolaise.

Dans cette confrontation politique, Augustin Kabuya ne cache pas sa position : Joseph Kabila, selon lui, ne peut servir de modèle pour apprécier la gouvernance du pays. Cette déclaration s’inscrit dans un climat de fortes tensions entre les partisans des deux camps, alors que les bilans économiques et sociaux des différentes présidences continuent d’alimenter le débat public.

Au-delà des discours et des comparaisons, une question demeure au centre des préoccupations des Congolais : comment ces chiffres se traduisent-ils concrètement dans leur quotidien ? Car si les réserves de change constituent un indicateur important de la situation financière extérieure du pays, leur progression ne suffit pas, à elle seule, à mesurer le pouvoir d’achat, l’emploi ou l’amélioration des conditions de vie. Le véritable enjeu reste donc de transformer les indicateurs économiques en bénéfices tangibles pour la population.

Guy Yuma G-Y

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