La presse congolaise est en deuil. Le journaliste du média en ligne Dépêche.cd et agent à la Direction de gestion de la communication (DGC) du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Ouriel Mangitukwa Lukombo, a trouvé la mort dans la nuit du dimanche 6 au lundi 7 septembre 2026, à Kinshasa. Le jeune professionnel a succombé aux suites d’un accident de circulation, laissant derrière lui une carrière encore en pleine construction et un milieu professionnel plongé dans l’émotion.
Selon plusieurs témoignages, le véhicule à bord duquel se trouvait Ouriel Mangitukwa a violemment terminé sa course contre les séparateurs du saut-de-mouton de Socimat, dans la commune de la Gombe. L’impact a causé d’importants dégâts matériels au véhicule. Le corps sans vie du journaliste a ensuite été conduit, dans la matinée, à la morgue du camp Tshatshi.
La nouvelle de sa disparition a rapidement traversé les rédactions et les milieux professionnels de la communication. Au-delà du journaliste, c’est un confrère décrit comme passionné et engagé que ses collègues pleurent. Son parcours l’avait notamment conduit à Kinshasa Times, avant de poursuivre son expérience au sein de la rédaction de Dépêche.cd, puis à la Direction de gestion de la communication du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté. Une trajectoire déjà riche, alors que le meilleur semblait encore à venir.
L’ASBL Voix de la Presse, dont Ouriel Mangitukwa était membre, lui a rendu un vibrant hommage. « Il y a des nouvelles que l’on lit sans parvenir à y croire. Des nouvelles qui nous imposent le silence, parce qu’aucun mot ne semble suffisamment fort pour exprimer la douleur qu’elles provoquent. Celle-ci est de cette catégorie », souligne le communiqué signé par Prince Mayiro Ndongo, président de la corporation. L’organisation décrit Ouriel comme « journaliste dans l’âme », un professionnel qui avait choisi de témoigner, de raconter et de donner une voix à l’actualité.
À seulement quelques années d’un parcours qui s’annonçait prometteur, Ouriel Mangitukwa Lukombo quitte ainsi la scène beaucoup trop tôt. Son passage dans plusieurs rédactions et institutions aura marqué ceux qui l’ont côtoyé, tandis que sa disparition rappelle, une fois encore, la fragilité de la vie et les dangers auxquels sont exposés les usagers de la route à Kinshasa. Pour ses confrères, la plume s’est arrêtée, mais le souvenir du jeune journaliste, lui, restera dans les mémoires.
Guy Yuma G-Y






