Après plus d’un mois de moratoire, l’heure de la tolérance semble toucher à sa fin pour les automobilistes de Kinshasa. Dès ce jeudi 15 octobre 2026, la Régie des Fourrières et du contrôle technique des véhicules de Kinshasa (RFCK) annonce le lancement d’une opération de bouclage visant les véhicules circulant sans contrôle technique. Un signal clair adressé aux conducteurs encore en situation irrégulière : il est désormais temps de se mettre en conformité avec les exigences en vigueur.
Cette opération vise à renforcer le respect des règles de contrôle technique et à inciter les propriétaires de véhicules à régulariser leur situation. Après la période de grâce accordée aux usagers de la route, les automobilistes qui ne disposent pas des documents requis s’exposent à d’éventuelles sanctions lors des contrôles. La RFCK entend ainsi mettre un terme aux retards accumulés et rappeler que la conformité des véhicules demeure une obligation pour tous.
Cependant, derrière cette offensive annoncée se pose une question qui préoccupe de nombreux Kinois : peut-on exiger des véhicules en bon état sans s’attaquer sérieusement à l’état dégradé de certaines routes de la capitale ? Nids-de-poule, chaussées abîmées et difficultés de circulation compliquent quotidiennement la vie des conducteurs. Pour beaucoup d’usagers, l’amélioration de la sécurité routière devrait aller de pair avec des efforts visibles pour réhabiliter les infrastructures.
Entre l’impératif du contrôle technique et la réalité des routes kinoises, les autorités se retrouvent face à un double défi : faire respecter la réglementation tout en améliorant les conditions de circulation. Si la vérification de l’état des véhicules peut contribuer à la sécurité routière, les automobilistes attendent également des réponses concrètes aux problèmes qui fragilisent leurs déplacements au quotidien.
À l’approche de cette opération, les conducteurs sont donc invités à vérifier leurs documents et à régulariser leur situation sans attendre. Mais au-delà des contrôles et des éventuelles sanctions, les Kinois espèrent que cette initiative s’inscrira dans une politique plus large de sécurité routière, associant discipline des automobilistes, entretien des véhicules et réhabilitation des routes. À Kinshasa, la sécurité routière ne se joue pas uniquement sous le capot : elle se joue aussi sur la chaussée.
Guy Yuma G-Y






