Accueil / POLITIQUE / FRN : Lambert Mende accuse Joseph Kabila de collusion avec l’ennemi et évoque le sort de Pétain

FRN : Lambert Mende accuse Joseph Kabila de collusion avec l’ennemi et évoque le sort de Pétain

Le ton monte dans la classe politique congolaise après l’annonce de Joseph Kabila Kabange à la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN), un mouvement politico-militaire présenté comme lié à l’AFC/M23. Cette initiative suscite de vives réactions, y compris au sein de l’ancien entourage politique de l’ex-président. Parmi les voix les plus critiques figure celle de Lambert Mende Omalanga, député national, membre de l’Union sacrée de la nation et ancien ministre de la Communication et des Médias, qui fut également porte-parole du gouvernement sous Joseph Kabila.

Dans une déclaration publiée sur son compte X, l’élu du Sankuru s’en est directement pris à son ancien chef politique, établissant un lien entre cette nouvelle orientation et les accusations de connivence avec l’ennemi formulées par le président Félix Tshisekedi. « C’est la preuve de la collusion entre JKK et l’ennemi dénoncée par le très lucide président Félix Tshisekedi », a-t-il écrit, selon les propos qui lui sont attribués.

Poursuivant sa charge, Lambert Mende qualifie cette situation d’« ignoble manipulation ». Des mots particulièrement durs qui traduisent la profondeur de la rupture politique qu’il affiche désormais avec l’ancien président. Celui qui fut autrefois l’un des visages de la communication du pouvoir kabiliste adopte ainsi une posture critique à l’égard de celui qu’il a servi pendant plusieurs années.

Pour appuyer son argumentation, le député national convoque une référence historique française : Philippe Pétain, ancien chef de l’État français condamné pour trahison après la Seconde Guerre mondiale. « L’ex-président en court le même sort que celui de Pétain, ex-président français, puni en 1945 pour trahison par son ancien vice-ministre De Gaulle », affirme-t-il. Cette comparaison, formulée par Lambert Mende, constitue une mise en garde politique particulièrement sévère à l’endroit de Joseph Kabila. Elle relève toutefois de son appréciation et ne saurait être assimilée à une décision judiciaire concernant l’ancien président congolais.

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte de fortes tensions autour du FRN et de ses implications pour la scène politique et sécuritaire en République démocratique du Congo. Entre accusations politiques, prises de distance et repositionnements, l’annonce de Goma continue de susciter des réactions contrastées. Reste à savoir quelles seront les prochaines réponses de Joseph Kabila et de son entourage face à ces critiques, qui illustrent les profondes lignes de fracture entourant cette nouvelle dynamique politique.

Guy Yuma G-Y

Sign Up For Daily Newsletter

Stay updated with our weekly newsletter. Subscribe now to never miss an update!

[mc4wp_form]

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *