Le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, hausse le ton sur la gestion des ressources en eau du pays. À l’occasion de la 4ᵉ Biennale de Luanda, ce jeudi 22 octobre, le chef de l’État a réaffirmé qu’aucun projet de transfert des eaux du fleuve Congo vers d’autres bassins ne pourrait être envisagé sans la consultation préalable du peuple congolais par voie référendaire. Une déclaration qui place la souveraineté nationale au cœur d’un débat aux enjeux environnementaux et stratégiques majeurs.
Pour Félix Tshisekedi, le fleuve Congo n’est pas une simple étendue d’eau que l’on pourrait partager au gré des intérêts extérieurs. Il représente un patrimoine naturel précieux, un levier de développement et une richesse stratégique pour les générations présentes et futures. Face aux éventuelles ambitions de transfert de ses eaux, le président congolais entend ainsi rappeler que toute décision touchant à cette ressource doit avant tout tenir compte de la volonté du peuple et des intérêts supérieurs de la nation.
Le chef de l’État insiste également sur la nécessité de disposer de garanties scientifiques solides avant toute initiative de cette nature. La protection des écosystèmes, la préservation de la biodiversité et le maintien de l’équilibre écologique figurent parmi les exigences mises en avant. En clair, aucun projet ne devrait avancer sans une évaluation sérieuse de ses conséquences sur l’environnement et sur les populations qui dépendent directement du fleuve Congo.
Au-delà des considérations environnementales, Félix Tshisekedi rappelle le caractère incontournable de la Constitution et des lois de la République. Pour Kinshasa, la coopération autour des ressources en eau doit se construire sur la confiance mutuelle, le respect de la souveraineté des États et la prise en compte des intérêts de chaque peuple. Un message qui se veut ferme : la solidarité entre nations ne saurait justifier des décisions prises au détriment des droits et des intérêts du peuple congolais.
À travers cette prise de position, le président congolais place donc le débat sur le transfert des eaux du fleuve Congo sur le terrain de la souveraineté populaire, de la responsabilité environnementale et du respect du droit. Reste à savoir quelles formes pourraient prendre les éventuels projets concernés et quelles garanties seraient proposées pour en encadrer les conséquences. Une chose est certaine : sur cette question sensible, Félix Tshisekedi entend faire de la volonté du peuple congolais un préalable incontournable à toute décision engageant l’avenir de cette richesse nationale.
Guy Yuma G-Y






