Le Conseil de sécurité des Nations unies est confronté à de profondes divergences entre les puissances occidentales, d’une part, et la Chine et la Russie, d’autre part. Faute de consensus, l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales n’est pas parvenu à adopter officiellement son programme de travail provisoire pour le mois de septembre 2026.
Au cœur de cette impasse figure le dossier nucléaire iranien. Pékin et Moscou s’opposent notamment à l’inscription d’une réunion consacrée aux travaux du Comité des sanctions 1737 sur l’Iran, ainsi qu’au renouvellement du mandat du groupe d’experts chargé de l’assister.
Les pays occidentaux, notamment la France, les États-Unis et le Royaume-Uni, continuent pour leur part de défendre le mécanisme prévu par la résolution 2231, adoptée en 2015, qui permet le rétablissement des sanctions internationales contre Téhéran. Ils considèrent que les violations répétées par l’Iran de ses engagements nucléaires justifient le maintien de la pression internationale.
Moscou et Pékin défendent une position radicalement différente. Les deux puissances estiment que les mécanismes prévus par les anciennes résolutions du Conseil de sécurité concernant l’Iran sont désormais dépassés. Elles contestent notamment la légitimité de certaines réunions consacrées au régime de sanctions et s’opposent régulièrement à la publication des rapports du Comité 1737.
Face à l’absence d’accord, la France, qui assure la présidence tournante du Conseil de sécurité durant le mois de septembre, a décidé de diffuser un « plan de travail » plutôt qu’un programme officiellement adopté par l’ensemble des membres.
Malgré ce blocage institutionnel, Paris assure que le Conseil continuera de tenir les réunions prévues sur les différentes crises inscrites à son agenda. Parmi les dossiers qui doivent notamment être examinés figurent l’Afghanistan, Haïti, l’Iran, le Soudan, la Syrie et la République démocratique du Congo.
La France entend placer sa présidence sous le signe d’un « multilatéralisme efficace », avec pour objectif affiché de renforcer l’action collective en faveur de la paix et de la sécurité internationales.
La présidence française s’achèvera à la fin du mois de septembre. La Grèce lui succédera ensuite à la tête du Conseil de sécurité, conformément au système de rotation alphabétique entre les quinze membres de l’organe.
Guy Yuma G-Y






