Accueil / POLITIQUE / Dialogue national : Patrick Muyaya balaie l’ultimatum de la C64 et réaffirme la souveraineté de l’agenda présidentiel

Dialogue national : Patrick Muyaya balaie l’ultimatum de la C64 et réaffirme la souveraineté de l’agenda présidentiel

La tension politique monte d’un cran. Face à l’ultimatum lancé par la plateforme de l’opposition C64, qui réclame la tenue d’un dialogue national avant le 15 août, le gouvernement congolais affiche une position inflexible. Pour l’Exécutif, le calendrier du président de la République ne saurait être dicté par des injonctions politiques, encore moins par un compte à rebours imposé par l’opposition.

Lors du briefing de presse du lundi 28 juillet, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a rejeté sans détour cette exigence. Porte-parole du gouvernement, il a rappelé que le chef de l’État s’est déjà engagé à organiser un dialogue national, mais qu’il lui appartient exclusivement d’en fixer la date, le cadre et les modalités. « L’agenda du Président de la République ne répond à aucune forme d’ultimatum », a-t-il martelé.

Pour Patrick Muyaya, le dialogue annoncé ne constitue ni une concession ni une réponse aux revendications de la C64. Il s’inscrit, selon lui, dans la mission constitutionnelle du président de la République, garant de l’unité nationale et des institutions. À ses yeux, chaque décision présidentielle procède d’une vision guidée par l’intérêt supérieur de la Nation, loin des pressions et des calculs politiques.

Le porte-parole du gouvernement a, par ailleurs, replacé cette initiative dans le contexte sécuritaire que traverse le pays. Alors que l’est de la République démocratique du Congo reste confronté à l’agression rwandaise, il estime que l’urgence demeure le renforcement de la cohésion nationale. Le dialogue voulu par le chef de l’État se veut ainsi un espace de rassemblement des Congolais autour des défis majeurs qui engagent l’avenir du pays.

Cette mise au point intervient au moment où la plateforme C64 maintient sa demande d’une concertation politique dans les prochaines semaines. Entre les exigences de l’opposition et la fermeté affichée par le gouvernement, l’attente se porte désormais sur l’annonce officielle du président de la République, seul maître, selon l’Exécutif, de l’horloge politique nationale.

Guy Yuma

Sign Up For Daily Newsletter

Stay updated with our weekly newsletter. Subscribe now to never miss an update!

[mc4wp_form]

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *