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Affaire Vally Amisi : après les aveux, place au droit pénal

Dans la nuit du 8 au 9 avril, Vally Amisi a trouvé la mort dans des circonstances tragiques, victime d’un assassinat qui a bouleversé l’opinion publique. Son présumé meurtrier, Béni Mukena, avait pris la fuite, croyant échapper à la justice.

Mais son arrestation le 2 août au Congo-Brazzaville et son extradition attendue vers Kinshasa ramènent cette affaire au-devant de la scène.

De ses propres aveux, Mukena aurait agi sur ordre d’une ou plusieurs personnes restées dans l’ombre.

Pourtant, en droit pénal congolais comme dans de nombreux systèmes juridiques, de tels aveux ne suffisent pas à engager la responsabilité d’un tiers sans preuves matérielles solides.

Selon les spécialistes, les aveux d’un meurtrier ne suffisent pas à faire tomber des ombres supposées derrière un crime.

Béni Mukena devra répondre de ses actes comme auteur principal, tandis que les commanditaires allégués demeurent intouchables en l’absence de preuves tangibles.

L’exécution d’un ordre ne supprime pas la responsabilité : celui qui commet l’acte matériel de donner la mort est considéré comme auteur principal.

La peine prévue pour assassinat — servitude pénale à perpétuité ou peine capitale selon les textes — s’applique, car les aveux non corroborés ne constituent pas une excuse légale.

La même source souligne que l’aveu vaut contre l’exécutant lui-même, mais ses accusations verbales contre un tiers ne suffisent pas à incriminer autrui.

Sans preuves matérielles, la justice ne peut poursuivre ni condamner la personne citée.

Au regard du principe, le doute profite à l’accusé : faute d’éléments légaux, le prétendu commanditaire reste hors de cause.

La justice congolaise est désormais appelée à trancher, dans un climat où l’émotion populaire exige vérité et équité, mais où seul le droit peut dire la responsabilité.

L’affaire Vally Amisi rappelle que, face aux drames qui secouent la société, la rigueur juridique demeure la seule voie pour distinguer la culpabilité des suppositions.

B.M.

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