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RDC : Tshisekedi veut un accompagnement international du dialogue sans céder le contrôle du processus

Le futur Dialogue national congolais devra s’appuyer sur un accompagnement international, mais sans perdre son caractère souverain. C’est l’équilibre défendu par le Président Félix-Antoine Tshisekedi lors de son adresse à la nation, jeudi 27 août, au Palais de la Nation. Pour le Chef de l’État, les partenaires extérieurs peuvent accompagner la démarche, mais la responsabilité de décider de l’avenir du pays doit rester entre les mains des Congolais.

Dans son adresse, Félix Tshisekedi a notamment cité les États-Unis, le Qatar, l’Union africaine et l’Union européenne parmi les partenaires susceptibles d’accompagner la mise en œuvre de certains engagements issus du processus. Un soutien extérieur qui pourrait, selon l’orientation présentée, contribuer à consolider les résultats du dialogue sans remettre en cause l’autorité des institutions congolaises.

Le Président distingue toutefois le rôle des démarches engagées à Washington et à Doha de celui du futur dialogue national. Selon lui, ces processus restent essentiels pour traiter les dimensions régionales et sécuritaires de la crise dans l’Est de la RDC. Mais ils ne sauraient, à eux seuls, venir à bout des fractures politiques et sociales qui traversent le pays. Autrement dit, la paix négociée au-delà des frontières devra nécessairement trouver son prolongement au cœur de la nation.

Pour Félix Tshisekedi, aucun accord conclu à l’extérieur ne peut décider à la place du peuple congolais de la République qu’il souhaite bâtir. L’accompagnement international pourrait ainsi toucher plusieurs secteurs : consolidation de la paix, reconstruction, justice transitionnelle, réforme du secteur de la sécurité et développement. Une manière, pour Kinshasa, de solliciter des partenaires sans leur abandonner le gouvernail.

Une ligne rouge demeure cependant clairement tracée : toute implication extérieure devra se faire dans le respect de la souveraineté de la RDC et des choix de son peuple. Le message présidentiel se veut donc à la fois ouvert et ferme : les partenaires internationaux peuvent aider à éclairer la route, mais le peuple congolais doit rester maître de sa destination.

Guy Yuma G-Y

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