Le président Félix Tshisekedi veut voir la République démocratique du Congo franchir un nouveau cap dans la valorisation de ses richesses. Pour le chef de l’État, les partenariats noués avec les grandes puissances, notamment les États-Unis, la Chine et l’Europe, doivent désormais accompagner une ambition africaine : transformer les ressources du continent sur place plutôt que de continuer à les exporter à l’état brut.
« Ce que je perçois dans ce partenariat, que ce soit avec les États-Unis, la Chine ou l’Europe, c’est qu’aujourd’hui tous ces partenaires sont sensibles à cette volonté, à cette vision africaine », a déclaré Félix Tshisekedi, mettant en avant une évolution dans la manière d’envisager les relations économiques entre l’Afrique et ses partenaires internationaux.
Au cœur de cette vision se trouve la transformation des ressources minières, mais aussi agricoles. La RDC, riche en cuivre, cobalt et autres minerais stratégiques, dispose également d’un important potentiel agricole. Pour le président congolais, cette richesse doit davantage servir à créer de la valeur, des emplois et des opportunités directement sur le continent.
L’ambition affichée est donc claire : passer d’une Afrique qui exporte ses matières premières à une Afrique qui les transforme et en tire pleinement profit. Une orientation qui pourrait permettre à la RDC de renforcer son industrie, de diversifier son économie et de mieux profiter de ses immenses ressources naturelles.
Entre minerais stratégiques, terres agricoles et partenariats internationaux, Félix Tshisekedi dessine ainsi les contours d’un nouveau modèle économique pour la RDC et, plus largement, pour l’Afrique. Le véritable enjeu, désormais, sera de transformer cette vision en réalisations concrètes : des usines, des emplois, de la valeur ajoutée et surtout une prospérité qui se mesure dans le quotidien des populations.
Guy Yuma G-Y






