Les fissures se creusent au sein de la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64). L’opposant Alain Bolodjwa a annoncé son retrait de la plateforme, dénonçant la suspension des actions de mobilisation contre le projet de révision ou de changement de la Constitution. Une décision qui révèle les profondes divergences de stratégie au sein de cette coalition de l’opposition.
Dans une déclaration rendue publique, Alain Bolodjwa affirme que la défense de la Constitution ne saurait céder le pas aux négociations politiques. Selon lui, le respect de la Loi fondamentale doit demeurer la priorité absolue, estimant qu’un dialogue politique ne peut produire des résultats durables que s’il repose d’abord sur le strict respect de l’ordre constitutionnel.
L’opposant indique avoir porté cette position lors des échanges internes de la coalition, sans réussir à convaincre les autres responsables. Refusant d’endosser une orientation qu’il ne partage pas, il dit avoir préféré prendre ses distances. « J’ai choisi de me retirer afin de ne pas donner l’impression de cautionner une orientation que je ne partage pas », a-t-il déclaré.
Cette démission intervient quelques jours après la décision de la C64 de suspendre sa mobilisation contre le projet de révision constitutionnelle, à la suite de l’annonce par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo de la tenue prochaine d’un dialogue national inclusif. Ce changement de cap continue d’alimenter les débats et les réactions au sein de la classe politique.
Le départ d’Alain Bolodjwa marque un tournant pour la Coalition Article 64, désormais confrontée au défi de préserver son unité. Au-delà d’un simple retrait, cette démission met en lumière les tensions qui traversent l’opposition et pourrait peser sur la suite de son combat autour de la Constitution et du dialogue politique.
Guy Yuma G-Y






