La Coalition C64 rebat les cartes du bras de fer politique. Alors que la marche qu’elle projetait d’organiser suscitait déjà de vives attentes, la plateforme a finalement annoncé son report, invoquant l’appel à l’apaisement lancé par le cardinal Fridolin Ambongo de la CENCO et le révérend André Bokundoa de l’ECC. Un geste présenté comme une ouverture en faveur d’une décrispation du climat politique.
Dans sa déclaration, la C64 affirme également prendre acte de la volonté exprimée par la Présidence de la République d’engager un « dialogue inclusif, apaisé et résolument républicain ». Pour la coalition, cette annonce constitue un signal à mettre à l’épreuve des faits, dans un contexte où les appels au consensus se multiplient face aux tensions persistantes.


La plateforme insiste toutefois sur le fait que le report de la marche ne traduit ni un recul ni un abandon de ses revendications. Elle accorde au pouvoir un délai courant jusqu’au 15 août 2026 pour convoquer officiellement un dialogue national inclusif et engager des actions concrètes en faveur de la mise en œuvre des engagements annoncés.
À l’expiration de cet ultimatum, prévient la C64, l’absence d’avancées substantielles pourrait conduire à la reprise des actions citoyennes. La coalition affirme rester mobilisée et prête à recourir à d’autres formes de pression pour faire aboutir ses revendications, tout en réaffirmant son attachement à des moyens d’action pacifiques.
Dans le même élan, la C64 met en garde contre toute initiative susceptible d’alourdir davantage le climat politique. Elle cite notamment une éventuelle promulgation de la loi relative au référendum constitutionnel, estimant qu’une telle décision risquerait de compromettre les efforts de dialogue et de raviver les tensions dans un paysage politique déjà sous haute vigilance.
Guy Yuma G-Y






