Des couloirs vides, des patients abandonnés, le constat est patent. La capitale est frappée de plein fouet par la radicalisation du mouvement de grève des médecins.
Depuis l’opération « Hôpitaux sans médecins », les consultations sont suspendues dans les principales structures publiques. À l’Hôpital général de référence, à la clinique Ngaliema et ailleurs, les témoignages sont glaçants : urgences non prises en charge, femmes enceintes laissées sans suivi, familles repartant les mains vides. Les couloirs, habituellement bondés, sont désormais désertés.
Des coûts hors de portée
Privés de soins dans le public, les malades se tournent vers les cliniques privées. Mais les coûts exorbitants poussent nombre de familles à renoncer aux traitements, au risque d’aggraver les complications médicales et d’alimenter une mortalité évitable. La grève devient ainsi un fardeau financier et humain pour les ménages déjà fragilisés.
Les revendications des syndicats
Le SYNAMED et le SYLIMED dénoncent l’absence de réponses concrètes du gouvernement. Ils exigent : l’amélioration des conditions salariales, l’alignement de milliers de médecins encore non rémunérés, le paiement de la prime complémentaire.
Faute d’avancées, le mouvement se durcit, paralysant davantage le système de santé.
Tout compte fait, c’est une situation sanitaire critique que vivent les Kinois. La crise met en lumière la fragilité du système de santé et l’urgence d’un dialogue social capable de désamorcer une impasse qui menace directement la vie des citoyens.
B.M.






