Le Ministère de la Justice et garde sceaux Guillaume Ngefa vient d’ordonner l’ouverture d’une enquête judiciaire sur la gestion de fonds publics liés à un contrat controversé impliquant la société DIVO SARL.
Dans un communiqué officiel, le patron de la justice a instruit le Procureur général près la Cour de cassation d’engager des investigations approfondies. En cause : un montant de plus d’un million de dollars américains décaissé dans le cadre de la réalisation d’un documentaire sur le « genocost », en partenariat avec le Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO).

Selon le document consulté par la rédaction de bosolo-infos.cd, plusieurs irrégularités présumées entacheraient ce contrat. Parmi elles, « le décaissement de plus d’un million de dollars américains, dont une partie demeure sans justification », ainsi que « l’absence de livrables conformément aux stipulations contractuelles ». Le communiqué évoque également « des violations manifestes des règles de gestion des finances publiques et de passation des marchés ».
Ces faits pourraient être constitutifs de détournement de deniers publics, une infraction sévèrement sanctionnée par la législation congolaise.
Face à la gravité des accusations, le ministère a exigé l’identification de toutes les personnes impliquées et l’engagement de poursuites judiciaires appropriées. Il a également recommandé la mise en œuvre d’actes d’enquête tels que des auditions, perquisitions, saisies et expertises financières.
Par ailleurs, des mesures conservatoires ont été préconisées, notamment le gel et la saisie des avoirs des personnes concernées, afin de préserver les intérêts financiers de l’État.
Cette démarche s’inscrit, selon les autorités, dans la politique gouvernementale de lutte contre l’impunité, de protection des deniers publics et de promotion de la bonne gouvernance.
ML






