Le procès relatif au Fonds de réparation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO) a connu un nouveau rebondissement ce lundi. L’ancien ministre d’État en charge de la Justice, Constant Mutamba, a quitté la salle d’audience avant la poursuite des débats, dénonçant une procédure qu’il qualifie d’« arbitraire » et refusant de prendre part à un procès qu’il estime dépourvu d’équité.
À sa sortie du tribunal, entouré de ses avocats et vêtu d’un boubou blanc, l’ancien garde des Sceaux a livré une déclaration ferme devant les journalistes. Il a affirmé ne pas vouloir « cautionner l’arbitraire », soutenant que cette affaire avait déjà été clôturée avant d’être relancée, selon lui, pour des considérations politiques. Une prise de position qui ajoute une nouvelle intensité à ce dossier très suivi par l’opinion publique.
Constant Mutamba affirme avoir été initialement convoqué en qualité de témoin avant d’être requalifié en prévenu. Il soutient également avoir été arrêté de manière illégale et évoque une hospitalisation de dix mois. À l’en croire, la réouverture du dossier serait intervenue après plusieurs appels réclamant sa libération. Des affirmations qui, à ce stade, reflètent exclusivement sa version des faits.
Au-delà de sa défense personnelle, l’ancien ministre présente son combat comme celui d’un homme opposé à un système qu’il accuse d’affaiblir les institutions et d’accentuer les difficultés sociales de la population. Dans un discours aux accents engagés, il assure rester déterminé à défendre sa position, malgré les poursuites dont il fait l’objet.
Poursuivi dans une affaire de présumés détournements de fonds publics au sein du FRIVAO, Constant Mutamba continue, par l’entremise de ses avocats, de contester la régularité de la procédure judiciaire engagée contre lui. De son côté, le parquet ne s’est pas encore prononcé sur les déclarations de l’ancien ministre, laissant le procès suivre son cours dans l’attente des prochaines audiences.
Guy Yuma G-Y





