Willy Mishiki hausse le ton. Dans une déclaration au contenu politique particulièrement chargé, il affirme que le président Félix Tshisekedi demeure, à ses yeux, « le seul allié des Wazalendo ». Une position qui traduit, selon ses propos, une alliance reposant sur des intérêts et des rapports de confiance susceptibles de changer au gré des circonstances.
Poussant son raisonnement plus loin, Willy Mishiki établit un parallèle entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame. Il estime que si le président rwandais venait à rester 50 ans au pouvoir, le chef de l’État congolais pourrait, lui aussi, s’inscrire dans une très longue durée au pouvoir. Une déclaration qui ne manque pas de susciter des interrogations sur sa lecture de la scène politique régionale.
Mais le ton se durcit lorsqu’il évoque le parcours des Wazalendo vis-à-vis de Paul Kagame. Willy Mishiki soutient que ceux-ci avaient auparavant apporté leur soutien au dirigeant rwandais avant de changer radicalement de position lorsqu’il aurait commencé à collaborer avec Félix Tshisekedi. Pour lui, ce revirement illustre la fragilité des alliances dans un contexte politique et sécuritaire aussi mouvant.
Dans cette logique, l’homme politique adresse un avertissement sans détour au président congolais. Si Félix Tshisekedi venait à se rapprocher davantage de Paul Kagame, les Wazalendo pourraient, selon lui, lui tourner le dos à leur tour. « Si Félix Tshisekedi aussi embrasse Kagame, nous allons nous retourner contre lui, nous les Wazalendo », prévient-il.
À travers cette sortie, Willy Mishiki place donc le rapprochement éventuel entre Kinshasa et Kigali au cœur d’une ligne rouge qu’il présente comme déterminante pour les Wazalendo. Une déclaration aux allures de mise en garde, dans un environnement régional où les alliances, les fidélités et les rapports de force continuent de se redessiner à vive allure.
Guy Yuma G-Y






