L’espoir refuse de s’éteindre au sein de l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC, ex-IFASIC). Réunis au sein d’un collectif, les 247 agents révoqués sollicitent l’intervention du président de la République, Félix Tshisekedi, afin d’obtenir l’annulation des décisions de licenciement et leur réhabilitation. Leur appel d’urgence a été déposé au début de ce mois à la Présidence de la République.


Dans leur démarche, les requérants soutiennent que ces révocations sont contraires aux principes du droit administratif congolais. Ils dénoncent des sanctions collectives, le non-respect des droits de la défense ainsi que l’absence de motivation des décisions administratives ayant conduit à leur éviction.
Le collectif ne limite pas ses revendications à la seule question de la réintégration. Il réclame également l’ouverture d’une enquête administrative indépendante sur la gouvernance de l’UNISIC. Dans le même élan, les requérants estiment que l’interdiction d’accès au campus universitaire, visant également des apprenants régulièrement inscrits au troisième cycle, compromet sérieusement la préparation de leurs mémoires et l’organisation de leurs soutenances de Diplôme d’études approfondies (DEA). Selon eux, cette situation risque d’entraîner un retard dans leur parcours académique, en les privant de l’accès aux bibliothèques, aux ressources scientifiques et aux échanges indispensables avec leurs encadreurs.


Le collectif considère également que cette affaire dépasse le seul cadre d’un différend administratif et soulève des interrogations sur la protection des droits fondamentaux au sein des établissements publics d’enseignement supérieur et universitaire.
Les agents révoqués rappellent qu’un recours en annulation est pendant devant le Conseil d’État depuis mai 2026, sans qu’aucune évolution ne leur ait été portée à la connaissance. Ils affirment, en outre, que les démarches entreprises auprès de leur hiérarchie de tutelle n’ont, jusqu’à présent, produit aucun résultat.
À travers cette nouvelle interpellation, les signataires disent garder confiance en l’arbitrage du chef de l’État. Ils espèrent une issue qui permette de rétablir la justice, dans le respect de l’État de droit et de la paix sociale, tout en tournant une page marquée par l’incertitude et l’attente.
Guy Yuma G-Y






