Le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi Sadiki, a vivement réagi aux informations faisant état de la chute de Kawezi. Il rejette catégoriquement cette version des faits, qu’il qualifie de « montage ennemi », et affirme que cette localité n’est pas tombée.
« C’était un montage ennemi », a déclaré Jean-Jacques Purusi, mettant directement en cause la crédibilité des informations relayées. Dans sa sortie, il a également cité le journaliste Steve Wembi, qu’il accuse de « trahir le pays », sans présenter, dans les propos rapportés, d’éléments permettant d’étayer cette accusation.
Pour appuyer sa version, le gouverneur affirme que Kawezi se trouve encore à environ dix kilomètres du lieu où il s’exprimait. Une déclaration qui vise à contester les informations faisant état d’une éventuelle prise de cette localité, dans un contexte sécuritaire particulièrement sensible au Sud-Kivu.
Jean-Jacques Purusi a également tenu des propos sévères à l’égard des personnes qu’il accuse de diffuser ces informations, les qualifiant de « petits affamés » à la recherche de moyens de subsistance. Il a ajouté qu’elles « ne sont même pas payées », laissant entendre que ces publications ne seraient pas liées à une rémunération. Toutefois, ces affirmations restent celles du gouverneur et nécessitent des éléments de preuve indépendants.
Alors que la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo demeure une source de préoccupation, les déclarations contradictoires sur le contrôle des localités appellent à la prudence. Entre démentis officiels et informations relayées sur le terrain, la vérification indépendante des faits reste essentielle pour établir la situation réelle à Kawezi et éviter la propagation de nouvelles non confirmées.
Guy Yuma G-Y






