Les propos du Dr David Balanganayi, qu’il a tenus au sein de son église, deux jours après l’énoncé du verdict, affirmant avoir reçu la visite d’un représentant du chef de l’État pendant sa détention et qu’on lui aurait garanti qu’il n’irait pas en prison, ont provoqué un nouveau rebondissement dans une affaire déjà au centre de l’actualité.
Rappelons que le mis en cause a été condamné à deux mois de servitude pénale avec sursis d’une année par le tribunal de grande instance à l’issue du procès qui a tenu l’opinion en haleine.
Une réaction immédiate de l’Assemblée nationale
La vice-présidente de la commission Genre, Cathy Sakombi Moleka, n’a pas tardé à réagir. Condamnant fermement ces déclarations, elle a rappelé que cette affaire touche à la dignité de la femme congolaise et à la protection de la vie, et ne saurait être traitée comme un simple fait divers médiatique.
« Cette affaire ne peut être banalisée, encore moins transformée en simple épisode médiatique », a-t-elle fait remarquer. Elle le met aussi en demeure de prouver ses allégations visant la présidence.
Mise au point sur l’indépendance de la justice
La députée a fustigé les propos du médecin, qui laissent entendre une interférence du sommet de l’État. Elle a tenu à rappeler que le président Félix Tshisekedi, reconnu comme Champion de la masculinité positive, ne saurait être associé à une quelconque manipulation judiciaire. « Que le nom du chef de l’État ne soit pas utilisé à la légère dans une séquence de confusion ou de provocation », a-t-elle martelé.
Un appel à la rigueur judiciaire
Pour Cathy Sakombi Moleka, le Dr Balanganayi doit désormais assumer ses responsabilités : soit il apporte des preuves de ses allégations, ouvrant ainsi un débat sur l’indépendance de la justice, soit il s’expose à des poursuites pour propagation de faux bruits et offense au chef de l’État.
Le Parlement prêt à s’impliquer
La députée a conclu en annonçant qu’elle n’excluait pas de recourir aux prérogatives parlementaires prévues par la Constitution afin de faire toute la lumière sur ce dossier. Refusant que la souffrance des femmes soit transformée en « spectacle », elle exige que la vérité institutionnelle l’emporte sur l’indécence et la rumeur.
B.M.






