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RDC : un prétendu avis de recherche visant aubin lumbwe démenti, ses auteurs dénoncent une « fake news »

La polémique enfle dans l’espace numérique congolais. Un prétendu avis de recherche visant Aubin Lumbwe circule depuis peu sur les réseaux sociaux, suscitant interrogations et réactions au sein de l’opinion publique. Face à cette diffusion, les auteurs de la déclaration affirment vouloir « rétablir la vérité » et mettent en garde contre ce qu’ils qualifient de tentative de désinformation et de manipulation.

Dans leur mise au point, ils rappellent que, selon leur lecture du cadre légal congolais, les actes de recherche dans le cadre d’une procédure pénale relèvent des autorités judiciaires et des agents habilités par la loi. Ils estiment ainsi que tout document présenté comme un avis de recherche en dehors des procédures et autorités compétentes ne saurait être considéré comme un acte judiciaire valable.

S’agissant précisément du dossier Aubin Lumbwe, le démenti se veut catégorique. Les auteurs de la déclaration soutiennent qu’aucun parquet ni aucune instance judiciaire congolaise n’aurait émis le document actuellement partagé sur les réseaux sociaux. Ils qualifient celui-ci de « faux document » et appellent la population à ne pas se laisser entraîner par des informations dont l’authenticité n’aurait pas été établie.

La déclaration écarte également toute implication du Conseil national de cyberdéfense (CNC) dans cette affaire. Ses auteurs affirment que les structures chargées de la sécurité stratégique et de la cyberdéfense ne disposent pas, selon eux, des compétences judiciaires nécessaires pour émettre un tel acte. Ils dénoncent, au passage, une utilisation du cyberespace à des fins de règlement de comptes et de manipulation de l’opinion.

Dans un espace numérique où une image peut faire le tour du pays en quelques minutes, la vigilance est désormais présentée comme le premier rempart. Les auteurs de la déclaration invitent ainsi les Congolais à vérifier l’origine et l’authenticité des documents avant leur partage et annoncent que les personnes à l’origine ou ayant relayé ce qu’ils présentent comme un faux document pourraient être appelées à répondre de leurs actes devant les autorités compétentes. La question reste désormais celle de l’authenticité du document viral et des suites éventuelles que les autorités pourraient lui donner.

Guy Yuma G-Y

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