L’opposant Prince Epenge n’a finalement pas pu prendre son vol pour Rome, ce dimanche, où plusieurs figures de l’opposition doivent se retrouver dès lundi pour une réunion. Alors qu’il s’apprêtait à quitter Kinshasa en compagnie de Martin Fayulu, à l’aéroport international de N’djili, son voyage a été stoppé net. Une situation qui soulève de nombreuses interrogations dans le paysage politique congolais.
Selon les informations rapportées, les services de la Direction générale de migration (DGM) ont retenu les passeports des deux opposants. Toutefois, celui de Martin Fayulu lui a été rapidement restitué, lui permettant de poursuivre les démarches liées à son déplacement. Pour Prince Epenge, en revanche, la situation a pris une tournure différente : son document de voyage ne lui a pas été rendu dans les mêmes conditions.
À l’origine de ce blocage, une convocation judiciaire à laquelle Prince Epenge aurait été sommé de répondre. L’opposant affirme cependant n’avoir jamais eu connaissance de cette convocation. Cette situation soulève des questions sur les circonstances dans lesquelles cette démarche judiciaire lui a été notifiée et sur les raisons précises ayant conduit à la rétention de son passeport.
D’après les informations disponibles, cette affaire serait liée au dossier de Manassé Lomboto, militant de son parti décédé lors de la dernière manifestation organisée par la C64 à Kinshasa. Les circonstances exactes de ce lien présumé restent toutefois à éclaircir. À ce stade, aucun élément présenté dans les informations rapportées ne permet d’établir la responsabilité de Prince Epenge dans les faits évoqués.
Entre un voyage avorté, un passeport retenu et une convocation judiciaire contestée, l’affaire Prince Epenge s’invite désormais au cœur de l’actualité politique congolaise. Alors que l’opposition s’apprête à se réunir à Rome, son absence pourrait peser sur les échanges prévus. Reste à savoir si les autorités compétentes apporteront des éclaircissements sur cette situation et si l’opposant pourra faire valoir ses droits dans le respect des procédures légales. À Kinshasa, cette affaire attend désormais des réponses claires.
Guy Yuma G-Y






