La tension monte d’un cran au Nord-Kivu. L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) exige le départ immédiat et sans condition du gouverneur militaire de la province. Le parti présidentiel dit avoir pris cette position face à la persistance de l’insécurité dans plusieurs territoires du Nord-Kivu, mais aussi en raison de ce qu’il présente comme une mise à l’écart de ses membres dans la gestion administrative de la province.
Pour l’UDPS, la situation sécuritaire demeure particulièrement préoccupante dans plusieurs zones de la province. Le parti estime que les autorités provinciales doivent apporter des réponses plus efficaces aux violences qui continuent de troubler la quiétude des populations. Une situation qui, selon les responsables du parti, ne peut plus être regardée avec indifférence alors que les attentes de la population restent grandes.
À cette préoccupation sécuritaire s’ajoute une autre pomme de discorde : la gestion administrative du Nord-Kivu. L’UDPS dénonce ce qu’elle qualifie d’« exclusion » dans la gestion des affaires publiques provinciales. Le parti présidentiel estime que ses membres ne bénéficient pas d’une représentation à la hauteur de leur poids politique et conteste certaines orientations prises dans l’administration de la province.
Face à cette situation, l’UDPS ne se contente plus de formuler des critiques. Elle exige clairement le départ du gouverneur militaire, tout en brandissant la possibilité de recourir à la mobilisation populaire. Le parti menace ainsi d’organiser des manifestations d’envergure afin de faire entendre sa voix et d’obtenir satisfaction auprès des autorités compétentes.
Le ton est donc donné au Nord-Kivu : entre crise sécuritaire, tensions politiques et revendications administratives, le climat devient de plus en plus électrique. Reste à savoir quelle sera la réaction des autorités nationales face à cette pression politique qui monte, et si le bras de fer annoncé débouchera sur des manifestations ou sur une issue négociée. Une chose est certaine : l’UDPS vient de placer la question du gouverneur militaire au cœur du débat provincial, avec une détermination qui ne laisse guère de place au silence.
Guy Yuma G-Y






