La protection juridique des réfugiés, la lutte contre l’apatridie et le retour volontaire des Congolais contraints de fuir les conflits étaient au cœur d’une rencontre entre le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, et le nouveau représentant du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en RDC, Maurice Azonnankpo, mardi à Kinshasa.

Cette première audience marque une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération entre le ministère de la Justice et le HCR. Les deux responsables ont réaffirmé leur volonté de travailler ensemble pour prévenir l’apatridie, faciliter l’accès aux documents d’état civil et garantir les droits fondamentaux des personnes contraintes d’abandonner leurs foyers en raison des conflits.
À l’issue des échanges, Maurice Azonnankpo a salué les avancées enregistrées par la République démocratique du Congo dans le processus d’adhésion aux conventions internationales de 1954 relative au statut des apatrides et de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie. « Le ministère de la Justice est un partenaire stratégique du HCR dans le travail que nous menons pour réduire les risques d’apatridie », a-t-il souligné. Les discussions ont également porté sur les difficultés d’accès aux pièces d’identité et la clarification du statut juridique des personnes déplacées et réfugiées, particulièrement dans les zones touchées par l’insécurité à l’Est du pays.
Pour sa part, Guillaume Ngefa Atondoko Andali a insisté sur la nécessité d’examiner chaque situation avec rigueur, dans le respect des lois congolaises, des droits fondamentaux et des engagements internationaux de la RDC. De son côté, le représentant du HCR a réaffirmé l’engagement de son organisation à accompagner le retour volontaire des Congolais réfugiés dans les pays voisins, dans des conditions de sécurité et de dignité. Il a notamment évoqué les récentes réunions tripartites entre la RDC, les pays d’asile et le HCR, destinées à faciliter ces retours et à préparer une réintégration durable.

Au-delà des échanges diplomatiques, cette coopération vise à apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées par les personnes déplacées et réfugiées, notamment grâce à un meilleur accès aux documents d’identité et aux services sociaux de base. Les deux parties entendent poursuivre leurs efforts pour renforcer la protection juridique des réfugiés, prévenir l’apatridie et accompagner les populations affectées par les déplacements forcés. Un engagement qui rappelle qu’au-delà des frontières et des crises, chaque personne doit pouvoir bénéficier d’une identité juridique, de droits reconnus et de la possibilité de reconstruire sa vie dans la dignité.
Ben Israël Ntumba






