Le gouvernement de la République démocratique du Congo est appelé à franchir un cap historique. Lors de la 86ᵉ réunion du Conseil des ministres, le Président Félix Tshisekedi a instruit l’exécutif de lancer, sans délai, le processus devant conduire à la reconnaissance de Nkamba comme « ville sainte ».
Au cœur de cette initiative, une ambition à la fois spirituelle et stratégique : préserver l’essence sacrée de cette cité emblématique du kimbanguisme, tout en encadrant de manière plus structurée les flux de pèlerins qui y convergent régulièrement. Nkamba, souvent perçue comme la « Jérusalem africaine », incarne un pilier majeur du patrimoine religieux congolais.
Selon le compte rendu signé par Patrick Muyaya, cette reconnaissance vise également à protéger durablement le patrimoine religieux du site, tout en renforçant son organisation et sa visibilité. L’enjeu est clair : faire de Nkamba un espace où spiritualité, ordre et rayonnement cohabitent en parfaite harmonie.
Dans cette dynamique, le Gouvernement est invité à poser les jalons d’un cadre légal et institutionnel solide, capable d’accompagner cette mutation. Il s’agira notamment de structurer les activités de pèlerinage, d’améliorer les infrastructures d’accueil et de garantir le respect du caractère sacré des lieux.
À travers cette impulsion, Félix Tshisekedi imprime une vision où foi, culture et diplomatie spirituelle se rejoignent. Une initiative qui pourrait hisser Nkamba au rang de haut lieu religieux de référence, bien au-delà des frontières de la République démocratique du Congo.
Guy Yuma G-Y






