Accueil / SECURITE / RDC : le 30 juin, un agent de sécurité aurait été forcé de s’agenouiller devant un supérieur étranger à Pepsi Maluku

RDC : le 30 juin, un agent de sécurité aurait été forcé de s’agenouiller devant un supérieur étranger à Pepsi Maluku

Le symbole est aussi puissant que troublant. Le 30 juin 2026, pendant que la République démocratique du Congo célébrait le 66ᵉ anniversaire de son indépendance, une scène d’une rare humiliation se serait produite dans les installations de Pepsi à Maluku. Selon plusieurs témoignages, un agent de sécurité aurait été contraint de s’agenouiller devant son supérieur hiérarchique, présenté comme un ressortissant indien identifié sous le nom de Shandan. Si ces faits sont confirmés, ils jettent une ombre sur une journée qui célèbre la liberté, la dignité et la souveraineté du peuple congolais.

D’après les informations recueillies, l’incident se serait déroulé aux environs de 7 heures du matin. L’agent de sécurité aurait été sommé de s’agenouiller pour n’avoir pas salué son supérieur. La scène se serait déroulée devant plusieurs journaliers et employés de l’entreprise, exposant le travailleur à une humiliation publique. Au moment de la publication de cet article, Bosolo Infos n’avait pas obtenu la version des responsables de Pepsi ni pu vérifier ces allégations de manière indépendante.

Au-delà des faits rapportés, cette affaire ravive un débat sensible sur le respect de la dignité humaine dans le monde du travail. Le 30 juin rappelle le sacrifice de celles et ceux qui ont combattu pour mettre fin à un système fondé sur la domination et l’humiliation des Congolais. Voir un travailleur congolais subir un traitement perçu comme dégradant, si les faits sont avérés, ne peut laisser indifférent et interpelle sur les valeurs qui doivent guider les relations professionnelles dans un État de droit.

Le droit congolais est pourtant sans équivoque. Le Code du travail garantit à chaque travailleur le respect de sa dignité et impose que les rapports entre employeurs et employés reposent sur le respect mutuel. L’autorité hiérarchique, aussi légitime soit-elle, ne saurait justifier des pratiques humiliantes ou attentatoires à la dignité de la personne. Toute allégation de cette nature mérite donc un examen sérieux et impartial.

Il revient désormais à la direction de Pepsi d’apporter des éclaircissements sur cette affaire et, si nécessaire, d’engager les investigations appropriées afin d’établir les responsabilités. Les autorités compétentes pourraient également être amenées à se saisir du dossier. Car l’indépendance d’une nation ne se mesure pas uniquement à la date gravée dans son histoire ; elle se vit chaque jour, dans le respect de chaque citoyen, sur chaque chantier, dans chaque bureau et sur chaque lieu de travail. C’est aussi là que se construit la véritable grandeur d’un peuple.

Guy Yuma G-Y

Sign Up For Daily Newsletter

Stay updated with our weekly newsletter. Subscribe now to never miss an update!

[mc4wp_form]

Un commentaire

  • Cet agent de sécurité devrait lui même refusé et défendre sa liberté.. Pourquoi a t’il accepté ?
    On dit, le droit ne se donne pas, mais il se réclame

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *