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RDC : la Banque Centrale du Congo abaisse son taux directeur à 13,5 % et lance une offensive décisive pour la dédollarisation

Réuni ce jeudi 9 avril, le Comité de politique monétaire de la Banque Centrale du Congo a pris des décisions fortes, marquées par une baisse significative du taux directeur, désormais fixé à 13,5 % contre 15 % auparavant. Une annonce qui résonne comme un signal d’assouplissement dans un contexte économique mondial encore incertain, mais auquel l’économie congolaise semble résister avec une étonnante solidité.

Dans la même dynamique, l’institution monétaire justifie cette réduction de 1,5 point par la décélération progressive de l’inflation et la résilience des activités économiques nationales. Le taux des facilités de prêt marginal suit la même trajectoire descendante, passant de 19 % à 17,5 %, tandis que le taux d’intérêt réel demeure stable à 11,3 %, comme un ancrage rassurant dans cette mer de réajustements financiers.

Mais au-delà des chiffres, c’est une véritable mutation structurelle que dessine la banque centrale. Sous l’impulsion de son gouverneur, André Wameso, la République démocratique du Congo s’engage résolument sur le chemin de la dédollarisation. À compter de ce 9 avril 2026, l’importation physique de devises étrangères par les banques commerciales est formellement interdite, marquant un tournant historique dans la gestion des flux monétaires.

Dans le même élan, les transactions en espèces en monnaies étrangères sont désormais proscrites, tant pour les particuliers que pour les personnes morales. Une mesure radicale, mais porteuse d’un souffle nouveau, qui entend discipliner les pratiques et redonner au franc congolais toute sa souveraineté dans les échanges quotidiens.
Désormais, place à la modernité financière : les paiements scripturaux deviennent la règle incontournable pour toute opération en devises. Virements bancaires, cartes et solutions électroniques s’imposent comme les nouveaux vecteurs d’échange, dessinant les contours d’une économie plus formelle, plus transparente et résolument tournée vers l’avenir. Une réforme audacieuse qui, dans son élan, porte les espoirs d’une stabilité durable et d’une confiance renouvelée dans le système financier national.

Guy Yuma G-Y

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