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RDC : Kawizi n’est pas tombé ! Une mise au point face aux rumeurs sur la situation sécuritaire au Sud-Kivu

La rumeur a beau courir à la vitesse de l’éclair sur les réseaux sociaux, elle ne saurait se substituer à la vérité des faits. Contrairement aux informations qui circulent depuis quelques heures, faisant état d’une prétendue prise de Kawizi par des combattants présentés comme des terroristes rwandais, opérant sous la conduite de Joseph Kabila, aucune chute de cette localité n’est confirmée dans les informations rapportées. Un message qui appelle à la prudence, alors que la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo demeure particulièrement sensible.

Situé à moins de dix kilomètres de la commune de Kavimvira, dans la ville d’Uvira, Kawizi est un village traversé par la route nationale numéro 5 (RN5). Une partie de cette localité se trouve du côté de Kiliba, tandis qu’une autre s’étend sur la colline, dans la chefferie des Bafuliiru, en territoire d’Uvira. Cette position géographique stratégique explique l’attention particulière portée à toute information relative à la sécurité dans cette zone du Sud-Kivu.

Selon les informations rapportées pour la matinée de ce lundi 26 octobre 2026, aucun tir n’aurait été signalé à Kawizi, ni dans ses environs immédiats, notamment à Kiliba et à Sange. Le même calme est décrit dans les localités voisines de Luvungi, Lubarika, dans la plaine de la Ruzizi, ainsi qu’à Munanira. Ces indications doivent toutefois être appréciées avec prudence, en l’absence de confirmations indépendantes permettant d’établir avec certitude la situation sur le terrain.

Pendant que des informations non vérifiées alimentent les inquiétudes autour d’Uvira, une situation différente est rapportée dans le territoire de Walungu. Des combats auraient éclaté depuis la matinée aux alentours de Kaziba, où les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les combattants Wazalendo, feraient face à des attaques rebelles. Ces développements rappellent que la situation sécuritaire reste mouvante et que chaque information mérite d’être vérifiée avant toute diffusion.

Face à cette avalanche de publications, un appel à la responsabilité s’impose : ne transformons pas les réseaux sociaux en caisse de résonance des rumeurs. Dans une région meurtrie par des années de violences, une fausse alerte peut semer la panique, attiser les tensions et fragiliser davantage des populations déjà éprouvées. La vérité doit précéder le partage, et la prudence guider chaque publication. Car, dans un contexte aussi sensible, informer ne consiste pas seulement à parler vite, mais surtout à rapporter des faits établis, avec rigueur, responsabilité et respect pour les populations concernées.

Guy Yuma G-Y

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