Le Parquet général près la Cour de cassation a annoncé, ce vendredi 19 juin, l’ouverture d’une information judiciaire à la suite des incidents survenus lors du sit-in organisé devant le Palais du Peuple le 12 juin dernier à Kinshasa.
Dans un communiqué officiel signé par sa cellule de communication, le Procureur général indique que cette procédure vise à établir les responsabilités pénales liées aux dégâts matériels et humains enregistrés au cours de ces événements.
Selon le communiqué, des investigations sont actuellement en cours afin de recueillir des données objectives et fiables permettant de déterminer avec précision les circonstances dans lesquelles les incidents se sont produits.
« La collecte des données objectives et fiables permettra d’établir avec exactitude les circonstances du déroulement de ces événements et, le cas échéant, de mettre en mouvement l’action publique contre tout auteur, coauteur ou complice avéré », précise le document.
Le Parquet souligne également qu’une reconstitution des faits est en cours, aussi bien en amont qu’en aval des événements, dans le but d’aboutir à des conclusions fondées sur des éléments objectifs et conformes au strict respect de la loi.
Par ailleurs, l’autorité judiciaire met en garde contre la propagation de rumeurs, de fausses allégations ou d’informations non vérifiées autour de cette affaire. Le Procureur général rappelle que la diffusion de faux bruits constitue une infraction susceptible d’exposer ses auteurs à des poursuites judiciaires.
À travers cette démarche, le Parquet général près la Cour de cassation réaffirme sa détermination à faire toute la lumière sur ces incidents, tout en veillant au maintien de l’ordre public ainsi qu’à la protection des personnes et de leurs biens.
Cette annonce intervient dans un contexte marqué par de vives tensions politiques autour des événements survenus devant le Palais du Peuple, dont les circonstances exactes restent encore au centre des investigations judiciaires.
ML





