Jean-Marc Kabund hausse le ton sur la question de l’ordre constitutionnel. Dans une déclaration, l’ancien président de l’Assemblée nationale établit un parallèle entre ceux qui recourent aux armes pour renverser les régimes en place et ceux qui cherchent à modifier les Constitutions afin de s’y maintenir. Pour lui, derrière ces deux démarches se cache une même logique : la remise en cause de l’ordre constitutionnel.
« Ceux qui prennent les armes pour renverser les régimes au pouvoir et ceux qui tripatouillent les Constitutions pour s’y maintenir sont, au fond, animés par la même logique : la remise en cause de l’ordre constitutionnel », affirme Jean-Marc Kabund. Une position qui place la Constitution au cœur de son propos, comme socle devant encadrer l’exercice et la transmission du pouvoir dans un État démocratique.
Poursuivant son analyse, Kabund estime qu’aucun acteur politique ne devrait pouvoir se placer au-dessus de la loi fondamentale. « Dans une démocratie, nul ne devrait pouvoir s’affranchir de la Constitution, ni par les armes ni par la manipulation des règles fondamentales de la République », soutient-il, appelant ainsi au respect des principes qui régissent le fonctionnement des institutions.
L’ancien responsable politique va plus loin et évoque la responsabilité judiciaire de ceux qui porteraient atteinte à cet ordre constitutionnel. Selon lui, les auteurs de tels actes devraient, le moment venu, répondre de leurs actes devant la justice, dans le strict respect des lois de la République. Une manière de rappeler, dans un contexte politique souvent marqué par de vifs débats sur l’exercice du pouvoir, que la règle de droit demeure au centre du jeu démocratique.
À travers cette sortie, Jean-Marc Kabund remet donc sur la table une question qui traverse de nombreuses démocraties : jusqu’où peut-on aller dans la conquête ou la conservation du pouvoir sans fragiliser les fondations de l’État ? Entre la force des armes et celle des modifications des règles fondamentales, son message est clair : pour lui, aucune ambition politique ne devrait primer sur l’ordre constitutionnel.
Guy Yuma G-Y






