L’affaire Denise Mukendi, plus connue sous le pseudonyme de Dusauchoy, continue de susciter des interrogations. Arrêtée en Tanzanie à la fin du mois d’août, puis extradée vers Kinshasa, l’ancienne candidate aux élections législatives n’a toujours pas été présentée devant son juge naturel. Une situation qui maintient l’attention autour de ce dossier judiciaire très suivi sur les réseaux sociaux.
Alors que l’opinion publique attend d’en savoir davantage sur la suite de cette affaire, la question de la présentation de la TikTokeuse devant les instances judiciaires compétentes reste au centre des préoccupations. Son transfert vers la capitale congolaise avait marqué une nouvelle étape dans ce dossier, mais l’attente se poursuit quant à son évolution sur le plan judiciaire.
Interrogé jeudi dernier lors d’un briefing de presse, le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a apporté quelques éclaircissements sur l’état d’avancement du dossier. Selon lui, l’affaire se trouve encore à la phase préjuridictionnelle, une étape qui précède la saisine de la juridiction appelée à examiner le fond du dossier.
Le ministre a, par ailleurs, estimé que cette phase de la procédure ne lui permettait pas de commenter davantage l’affaire. Une réponse qui laisse en suspens plusieurs questions sur le calendrier judiciaire et sur le moment où Denise Mukendi pourrait être présentée devant son juge naturel. À ce stade, aucune date de comparution n’est précisée dans les informations rapportées.
En attendant la suite de la procédure, l’affaire Dusauchoy remet au premier plan les attentes du public en matière de justice, de transparence et de respect des droits de toute personne concernée par une procédure judiciaire. Reste désormais à savoir quand le dossier franchira la prochaine étape et quand l’intéressée pourra comparaître devant l’autorité judiciaire compétente, dans le respect des garanties prévues par la loi.
Guy Yuma G-Y






