Accueil / INFRASTRUCTURES / RDC-Belgique : John Banza Lunda veut accélérer les investissements pour un Congo « en chantier »

RDC-Belgique : John Banza Lunda veut accélérer les investissements pour un Congo « en chantier »

En mission officielle en Belgique, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a consacré une partie de son agenda à Bruxelles à la mobilisation des investisseurs autour des grands projets d’infrastructures de la République démocratique du Congo.

Jeudi 24 septembre, à l’ambassade de la RDC à Bruxelles, une cinquantaine d’opérateurs économiques belges ainsi que des membres de la diaspora congolaise ont pris part à une rencontre consacrée aux opportunités offertes par le vaste programme d’infrastructures du pays.

Face à ses interlocuteurs, John Banza Lunda a défendu une approche fondée sur le partenariat, l’investissement et le transfert de savoir-faire. Son message est clair : la RDC veut attirer davantage de capitaux privés, mais aussi bénéficier de l’expertise et des technologies nécessaires à la réalisation de ses grands ouvrages.

Le ministre a ainsi invité les entreprises belges à prendre une part active à cette dynamique de modernisation, en mettant en avant la perspective d’une « prospérité commune » entre la RDC et la Belgique. La rencontre s’est déroulée notamment en présence d’André Flahaut, figure de la vie politique belge.

Des routes pour désenclaver le pays

Dans sa présentation, John Banza Lunda a mis l’accent sur le réseau routier, considéré comme l’un des principaux leviers de désenclavement et d’intégration économique de la RDC.

Selon les données présentées par le ministre, le réseau routier revêtu serait passé de 3 000 à 8 000 kilomètres sous la présidence de Félix Tshisekedi. L’ambition affichée est désormais de poursuivre cet effort sur un programme de plusieurs milliers de kilomètres destiné à renforcer les connexions entre les provinces et les grands corridors régionaux.

Parmi les axes stratégiques figure la RN1, longue d’environ 3 300 kilomètres, qui relie la façade atlantique au sud-est du pays. Le gouvernement entend également développer de nouveaux axes autoroutiers, notamment entre Mbuji-Mayi et Bukavu, ainsi qu’entre Moanda et Kinshasa, en lien avec le développement du futur port en eau profonde de Banana.

D’autres chantiers sont annoncés sur les RN12 et RN16 dans le Kongo-Central, tandis que le lancement de travaux sur la RN7, entre Kananga et Kisangani, ainsi que sur la RN4 entre Kisangani et Beni, doit contribuer à renforcer la connexion entre plusieurs régions du pays.

Une stratégie qui dépasse le seul secteur routier

Pour John Banza Lunda, la transformation des infrastructures congolaises ne peut toutefois pas se limiter aux routes.

Le programme présenté à Bruxelles englobe également les voies navigables, les ports, les aéroports et les transports urbains. Le dragage et le balisage des voies fluviales doivent notamment contribuer à améliorer la circulation des personnes et des marchandises à travers le territoire national.

Sur le plan portuaire, le ministre a évoqué la mise en service du premier quai du port en eau profonde de Banana, ainsi que le projet de pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville. Ces infrastructures doivent renforcer les échanges commerciaux et la connexion de la capitale congolaise aux réseaux de transport régionaux.

Le volet aéroportuaire prévoit, lui, la modernisation de plusieurs plateformes, notamment à Kinshasa, Lubumbashi, Bunia et Kananga, ainsi que le développement de nouveaux aéroports.

La mobilité urbaine au cœur des discussions

À Bruxelles, le ministre a également mis en avant les projets destinés à répondre aux défis de mobilité dans les grandes villes congolaises.

À Kinshasa, le programme prévoit notamment la réalisation de rocades destinées à fluidifier la circulation autour de la capitale. Le développement de lignes de tramway à Kinshasa et à Lubumbashi figure également parmi les projets évoqués, avec une implication annoncée de partenaires belges.

Cette dimension donne une portée particulière à la démarche menée par John Banza Lunda en Belgique : au-delà de la recherche de financements, il s’agit pour le ministère de construire des partenariats capables d’apporter à la RDC des compétences techniques, des technologies et une capacité d’exécution à la hauteur de ses ambitions.

Banza Lunda : transformer les opportunités en partenariats

À travers cette offensive auprès des investisseurs belges, John Banza Lunda entend donc placer les infrastructures au cœur d’une nouvelle dynamique de coopération économique entre Kinshasa et Bruxelles.

Son engagement repose sur une équation simple : accélérer les chantiers, attirer les investissements et faire entrer davantage d’expertise internationale dans la transformation du réseau congolais.

Avec un portefeuille de projets couvrant les routes, les ports, les voies navigables, les aéroports et la mobilité urbaine, le ministre veut ainsi présenter une RDC non seulement en quête d’infrastructures, mais aussi comme un espace où les investisseurs peuvent accompagner concrètement la construction et la modernisation du pays.

Par Édouard Tshiama

Sign Up For Daily Newsletter

Stay updated with our weekly newsletter. Subscribe now to never miss an update!

[mc4wp_form]

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *