La situation de Kamizelo Sukadi devient préoccupante. Détenu depuis huit mois à la prison centrale de Makala, le détenu serait désormais exposé à des violences et à des menaces, selon son avocat. Dans une correspondance adressée le 17 juillet au directeur de l’établissement pénitentiaire, le conseil tire la sonnette d’alarme et demande des mesures urgentes pour assurer la protection de son client.
D’après cette lettre, Kamizelo Sukadi aurait été victime de plusieurs passages à tabac et aurait reçu des menaces de mort. Une autre accusation, particulièrement inquiétante, est également rapportée : une personne se serait introduite de nuit dans sa cellule avec l’intention de lui administrer un produit médical. Pour son avocat, l’ensemble de ces faits fait craindre un danger sérieux et imminent pour l’intégrité physique du détenu.
Face à cette situation, le conseil réclame le renforcement immédiat de la sécurité autour de son client. Il demande également l’ouverture d’une enquête interne afin de faire toute la lumière sur les faits dénoncés, ainsi que le retour de Kamizelo Sukadi dans sa cellule habituelle, située au pavillon 8.
L’avocat rappelle par ailleurs que l’administration pénitentiaire a l’obligation de garantir la vie et l’intégrité physique des personnes placées sous sa garde. Il met en garde contre toute éventuelle défaillance, estimant que la responsabilité de l’administration pourrait être engagée devant les juridictions compétentes si des mesures de protection suffisantes n’étaient pas prises.
La correspondance a notamment été transmise aux ministres de la Justice et des Droits humains, au procureur général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe ainsi qu’à la Commission nationale des droits de l’homme. En attendant d’éventuelles suites, l’avocat de Kamizelo Sukadi maintient la pression et appelle les autorités compétentes à agir rapidement pour prévenir toute nouvelle violence.
Guy Yuma G-Y






