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Paul Kagame maintient la pression : « Le problème du Rwanda a toujours été les FDLR au Congo »

Le ton reste ferme à Kigali. Le président rwandais Paul Kagame a une nouvelle fois justifié l’implication de son pays en République démocratique du Congo par la présence des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). S’exprimant ce lundi lors d’une conférence de presse, le chef de l’État rwandais a présenté cette question comme le cœur du problème sécuritaire entre Kigali et Kinshasa.

« Le problème du Rwanda a toujours été les FDLR au Congo », a déclaré Paul Kagame. Selon lui, tant que cette question ne sera pas résolue, le Rwanda continuera à considérer la situation en RDC comme une menace qui le concerne directement. Une position qui maintient la question des FDLR au centre du bras de fer diplomatique et sécuritaire entre les deux pays voisins.

Le président rwandais est allé plus loin en affirmant que son pays restera impliqué dans ce dossier aussi longtemps que le problème persistera. « Si ce problème n’est pas résolu, bien sûr le Rwanda restera impliqué comme partie prenante à ce problème. Il n’y a pas d’autre alternative », a-t-il martelé. Une déclaration aux accents de fermeté, qui laisse peu de place à l’idée d’un désengagement immédiat de Kigali.

Ces propos interviennent alors que les relations entre la RDC et le Rwanda demeurent profondément tendues, notamment autour de la situation sécuritaire dans l’Est congolais. Kinshasa accuse régulièrement Kigali de soutenir des groupes armés opérant sur son territoire, ce que le Rwanda conteste et justifie notamment par la nécessité de neutraliser les menaces qu’il associe aux FDLR. Cette lecture du conflit reste cependant au cœur d’un profond désaccord entre les deux capitales.

À travers cette nouvelle sortie médiatique, Paul Kagame réaffirme donc une ligne politique déjà connue : pour Kigali, la question des FDLR constitue une préoccupation sécuritaire majeure et justifie le maintien de son implication dans le dossier congolais. Reste que cette position risque de nourrir davantage le débat régional, alors que les appels à une solution politique et à une désescalade entre Kinshasa et Kigali se multiplient. Dans ce face-à-face où chaque mot pèse lourd, la paix dans les Grands Lacs semble encore suspendue à la capacité des acteurs à transformer les déclarations de fermeté en véritables actes de confiance.

Guy Yuma G-Y

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