Face à la menace grandissante de la maladie à virus Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo, le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Evariste Somo, a regagné en urgence la ville de Beni, chef-lieu provisoire de la province. Son retour intervient dans un contexte sanitaire préoccupant marqué par la confirmation de plusieurs cas d’Ebola dans la région voisine de l’Ituri et au Nord-Kivu.
À son arrivée à Beni, l’autorité provinciale a indiqué avoir écourté son séjour à Bakou, où il participait au forum mondial sur l’urbanisme aux côtés du ministre congolais de l’Urbanisme et Habitat. « J’ai dû raccourcir mon séjour pour apporter l’espoir à la population du Nord-Kivu qui nécessite une action urgente afin de renforcer la riposte contre la maladie à virus Ebola », a déclaré le gouverneur militaire dans une communication relayée par des sources officielles.

Dans un ton grave mais mobilisateur, le général-major Evariste Somo a rappelé que l’épidémie constitue une menace réelle qui ne saurait être minimisée. « La maladie à virus Ebola est une réalité qu’on ne peut pas négliger et nous devons tous nous mobiliser pour la riposte », a-t-il insisté, appelant les communautés locales, les structures sanitaires ainsi que les partenaires humanitaires à une vigilance collective renforcée.
Selon les autorités sanitaires, deux cas positifs ont déjà été enregistrés dans l’ensemble de la province du Nord-Kivu, tandis que l’Ituri voisine demeure également sous surveillance accrue. Cette résurgence ravive le souvenir douloureux des précédentes flambées épidémiques qui avaient profondément éprouvé les populations de l’Est congolais, déjà confrontées à l’insécurité et aux déplacements massifs des civils.
Dans les rues de Beni, ville longtemps meurtrie par les crises sécuritaires et sanitaires, le retour du gouverneur militaire est perçu comme un signal fort. Entre inquiétude et espoir, la population attend désormais des mesures concrètes capables de contenir rapidement la propagation du virus. Car au Nord-Kivu, chaque alerte sanitaire réveille une mémoire collective encore marquée par les cicatrices d’Ebola, ce fléau invisible qui surgit toujours là où les fragilités humaines sont les plus profondes.
Guy Yuma G-Y






